Il est inutile de rappeler que l’insécurité bat son plein dans la Capitale Guinéenne Conakry. Classée dixième des villes les plus dangereuses au monde, les habitants de Conakry vivent aujourd’hui avec la peur au ventre. Tenez! Dans la matinée de ce mercredi 21 novembre, c’est un corps sans vie en état de putréfaction avancée, que les habitants de Tombo (Kaloum) ont découvert dans le lac situé en face du Palais du Peuple. D’après les informations recueillies sur place, le défunt répondait au nom de Issiaga Soumah âgé de 22 ans et élève de la 8ème année.
Selon un margis Chef de la Gendarmerie de l’Escadron N°1 de Kaloum Philippe Cécé Haba: “nous avons été informés de la découverte d’un corps qui flotte sur le lac comme vous venez de le constater. Après nous avons été mandatés par le commandant de venir nous enquérir des réalités. Mais avant notre arrivée nous avons trouvé les sapeurs pompiers sur place. Nous avons rencontré la Brigade de recherche, pendant ce temps, les parents du défunt et le Chef de Quartier sont allés voir la Police judiciaire qui est venue constater que le corps était là depuis quelques jours. Ils nous ont tous demandé d’attendre l’arrivée d’un médecin légiste. Et nous attendons….”
Quant au père du défunt, il dit qu’il était en déplacement dans son Moriah natal et dit ne rien connaître sur les circonstances de sa mort. La grande soeur de Issiaga, M’Balia Soumah affirme l’avoir perdu de vue depuis lundi soir. A ses dires qu’elle a tiré de la version des copains de son petit frère, Issiaga aurait quitté la maison avec un militaire dans la soirée de lundi 19 novembre courant. Et depuis c’est ce matin qu’elle a vu son corps. Après l’école, partait-il à la pêche quelque fois? demande un journaliste. Non a répondu la sÅ“ur.
Aux dires de voisins, le Père et la maman du défunt se sont séparés depuis des lustres et le jeune vivait avec son père. Mais ce qui est surtout étonnant, aucun trait ou sentiment de tristesse n’est lisible sur les visages des parents du défunt. Apparemment sa disparition est ressentie par ses proches plutôt comme un soulagement. On ne sait pas s’il faisait autre chose qui gênait sa famille ou si c’est parce que simplement sa mère ne vit plus au foyer. Car comme dit un adage, l’enfant a toute les chances d’être dorloter tant que sa mère n’a pas mis pied hors du foyer. Au moment où nous quittions les lieux, le corps de Issiaga flottait toujours sur les eaux du lac.
Bah Ibrahima Gallé, Aminata.com

















































































































































































You must be logged in to post a comment.