Wednesday, June 19, 2013

Revue de Presse Africaines de telediaspora.net

Posted on November 12, 2012
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GUINEE: Sur les trousses du Commandant Toumba Diakité : Son lieu de résidence et son avenir politique

(guinee 58) L’énigme autour du Commandant Toumba Diakité continue. Même si son nom ne revient plus de manière régulière dans les conversations des Guinéens ou ne fait plus la une des quotidiens nationaux et panafricains, le lieu de résidence du Commandant Toumba Diakité alimente les rumeurs et les supputations les plus folles.

D’aucuns disent qu’il est sous protection de l’occident et qu’il résiderait en banlieue parisienne, d’autres avancent qu’il est en Guinée sous la protection du président Alpha Condé avec lequel il aurait un deal jalousement gardé. Deal qui consisterait à l’élimination du capitaine Dadis Camara pour permettre sa mise à l’écart du pouvoir contre son immunité sur les évènements du 28 Septembre 2009. La suite on la connait, inutile de s’y attarder longuement. Tout s’est déroulé comme dans une série télévisée. Sékouba Konaté a pris la succession de Dadis Camara pour raison de santé pour finalement céder le pouvoir au président Alpha Condé à la suite d’une mascarade électorale de grande ampleur émaillée de violences à caractères ethniques, communautaires et régionalistes avec la complicité voire la bénédiction du président de la transition le général Konaté.

S’agissant du lieu de résidence du Commandant Toumba Diakité, de sources émanant de sa famille et de ses proches, il ne se trouverait ni en Guinée ni en occident contrairement aux affirmations hasardeuses dénuées de tout fondement des uns et des autres. Selon toujours notre source, le Commandant Toumba Diakité ferait la navette entre Dakar la capitale sénégalaise où réside sa maman et le Mali où est installé son mentor dans le maniement des arts martiaux. C’est donc entre ces deux capitales frontalières de la Guinée – Conakry que se trouverait Toumba Diakité que les uns qualifient de « sauveur de la nation » mais pour d’autres de « traitre à la solde d’un groupuscule militaro ethnique » qui tenait vaille que vaille à évincer le capitaine Dadis Camara de la magistrature suprême avec comme principal objectif l’instauration d’une dynastie communautariste et ethniciste.

Pour ce qui est des activités de l’ancien aide de camp de Dadis Camara, notre source est restée évasive en bottant en touche toutes nos suppositions. S’agissant de ses contacts avec les anciennes et actuelles autorités Guinéennes, notre informateur nous affirme qu’il ne serait ni en contact avec le général Sékouba Konaté ni avec le président Alpha Condé. « Tout ce que je peux vous dire c’est que le Commandant Toumba Diakité est sous haute protection d’une dizaine de personnes qui se relaient jour et nuit pour assurer sa sécurité » confie notre source. Parmi sa garde rapprochée, figureraient d’anciens de ses compagnons au sein du CNDD et d’autres de nationalités sénégalaises et maliennes autant d’éléments qui renforcent la thèse de sa protection par une puissance étatique car rien n’indique aujourd’hui la capacité financière de Toumba Diakité à assurer un tel gouffre financier depuis qu’il est en cavale.

Au titre des déclarations évasives de nos différents interlocuteurs sur le cas Toumba Diakité figure le manque de précision sur son avenir. Selon eux, le cas Toumba Diakité ressemble à un film télévisé à plusieurs scénarios dont le premier a pris date le 03 Décembre 2009 et les autres séries sont à venir autant dire que la parenthèse de la tentative d’élimination du capitaine Dadis Camara ne s’est pas encore refermée.

Nous y reviendrons.
Pourquoi Dadis doit-il rentrer en Guinée selon Papa Koly Kourouma?

(Le Jour (gn) ) Accusé à tort ou à raison d’avoir utilisé la célébrité de l’ex président du Conseil national pour la démocratie et le progrès (CNDD) pour convaincre les citoyens de la Guinée Forestière, Papa Koly se porte en faux contre ces accusations.

Et dément toute utilisation du nom du Capitaine Dadis lors de l’élection présidentielle du second tour. « J’ai l’impression que les gens se trompent, a-t-il dit, parce que, jusqu’aujourd’hui, je n’ai vu personne qui me donnait avec preuve où est-ce que nous avons utilisé ce mot comme fonds de commerce de notre propre campagne ».

Estimant au passage qu’entre le protocole d’accord qui a été signé et les objectifs de la campagne, « ce sont deux choses différentes ». Pour se défendre, le président du GRUP rappelle que c’est le projet de société bien élaboré du candidat Alpha Condé qu’ils ont proposé à leurs militants et sympathisants qui « ont adhéré en votant massivement pour lui».

Selon lui, le choix porté sur N’Zérékoré pour commémorer le 55e anniversaire de la Guinée est une illustration que tous les engagements pris auprès des électeurs seront respectés, c’est une volonté du président Condé.

Papa Koly réitère au passage que « le cas du président Dadis ne figurait pas sur notre campagne. J’ai toujours dit que le retour du Président Dadis n’était pas un problème dans la mesure où je ne vois pas ce qui le retient. Un problème est posé avec le 28 septembre puisque c’est avec ça qu’on se réfère, jusqu’à maintenant, il n’a pas été inculpé. Il n’y a aucune charge contre lui, alors je ne vois pas pourquoi, il ne reviendra pas. Vous et moi savons qu’il est à Ouagadougou pour le cas de convalescence. La convalescence est terminée, le président de la république lui a rendu visite plus d’une fois et il a dit que le président sera de retour quand il manifestera le désir de se retourner ».

Propos recueillis par Diallo Amadou Kendessa

SCOOP DE RADIO-KANKAN.COM: « Votre site mens et vous êtes des journalistes alimentaires, et il faut l´écrire ». Dixit Général Sékouba Konaté

Nous assène le Général Sékouba Konaté, lorsque notre reporter s´est présenté à lui. C´était lors de la cérémonie de lancement de la rencontre des chefs d´états major de la Cédéao, élargie au conseil de sécurité et l´Union Africaine, dont il est le haut représentant du Force en Attente pour une intervention militaire au Mali.
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.Très remonté et fâché, l´ex -président de la  transition guinéenne, n´a pas manqué de nous traiter de tous les noms d´oiseaux « C´est parce qu´on vous a donné la liberté d´écrire n´importe quoi sur des gens. Mais, vous allez voir ? », Ajoute Sékouba Konaté. Apparemment le Général, n´a pas admis que son nom soit associé à cette affaire de « Diamant », qui oppose actuellement le consul Rhoda Fawaz et l´opérateur économique Bouna Keita. Il est à rappeler que cette affaire l´embrasse énormément, et il ne souhaite pas  donner sa version des faits , qui empoisonne l´actualité judicaire en guinée. Un procès qui va en crescendo et de report en report. Ce fut une occasion pour un de ses proches de nous conseiller de prendre contact avec son avocat pour une ample information autour de ce fameux « Diamant ».Pour l´heure, il souhaite qu´on lui laisse  en dehors de cette affaire. Car, il a  une mission à accomplir : C´est celle de la reconquête du septentrion malien.

Merci Général et garde à vous !
Auteur :radio-kankan.com.

Tiegoboro Camara accusé d’avoir extorqué 40 millions des mains du colonel Aïdor Bah
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Décédé depuis le dimanche 2 novembre dernier, la famille du colonel Aïdor Bah réclame 40 millions de francs guinéens au colonel Moussa Tiegboro Camara, a-t-on appris des sources proches du défunt. D’après un élément de sa famille au lendemain de la présumée tentative d’assassinat du Chef de l’Etat, un groupe des gendarmes dirigé par Tiegboro Camara a extorqué 40 millions de francs guinéens lors de l’arrestation du colonel Aïdor Bah.

“Mon oncle possédait plusieurs milliers d’euros lorsque l’équipe du Colonel Tiegboro est venu l’arrêter. Il ne nous ont présenté que sa voiture” explique un proche du défunt avec une voix cassée. “Ils ne nous ont déclaré que la voiture, les 40 millions, ils ont empoché.”ajoute-t-il.

Mais pourquoi attendre après la mort de votre oncle pour réclamer? Le neveu du défunt répond: “On ne savait pas, nous n’étions pas informés. C’est lors que l’état de santé de mon oncle s’est aggravé, qu’il nous a dit. Comme il ne se reprochait de rien, il pensait que sa détention n’allait pas être prolongée.” poursuit-il.

Ce membre de la famille du colonel n’exclut pas de porter l’affaire aux tribunaux du pays. “Nous avons confiance à la justice de notre pays. Nous allons porter plainte contre Tiegboro pour avoir l’argent de mon oncle” a-t-il promis. Joint au téléphone par notre rédaction, le colonel Moussa Tiegboro Camara dément avoir pris “un centime” des mains de l’officier défunt. “C’est un faux débat. Je ne dois même pas me prononcer sur ce point. Si c’est maintenant qu’ils sortent pour raconter de n’importe quoi. Mon unité n’a pris aucun franc guinéen” précise le colonel Tiegboro.

Alpha Oumar Diallo, Aminata.com

Accusations de corruption contre BSGR : les liens entre la société et une ancienne épouse de Conté sont avérés .

(Guinee7 ) Le Financial Times a révélé cette semaine une enquête du gouvernement guinéen sur la manière dont BSGR a acquis des concessions minières en Guinée. Selon cette enquête, la société appartenant au milliardaire, Benny Steinmetz, a procédé de la corruption pour s’installer dans les mines guinéennes. Elle aura ainsi corrompu un membre du gouvernement de l’époque, et la famille de l’ex président guinéen, Lansana Conté. La société nie, évidemment, mais une enquête menée par Guinee7, révèle un lien très poussé entre un haut cadre de la société en Guinée et une des épouses du général Conté ainsi qu’avec un ministre de l’époque.

Selon les enquêteurs du gouvernement guinéen, évoqués par le Financial Times, ‘‘des cadeaux de luxe et des paiements ont été faits aux parents de Lansana Conté (ancien président de la Guinée -1984/2008-, NDLR) et certains représentants du gouvernement et barons du régime. Les allégations font état d’un diamant incrusté d’or offert, une voiture offerte à un ministre du gouvernement’’.

En plus ‘‘un représentant de BSGR aurait offert une montre en or assortie de diamants au président Conté et que l’entreprise aurait accepté de verser à la quatrième épouse du président une commission équivalant à 2,5 millions de dollars USD pour aider le groupe à sécuriser ses droits miniers en Guinée’’.

BSGR, selon le Financial Times, a dit qu’il n’était pas au courant d’un cadeau constitué d’une montre en or. L’entreprise a nié avoir fait de tels paiements à la quatrième épouse de Conté.

Pour tout dire, l’entreprise nie en bloc toutes les accusations et estime que le ‘‘gouvernement ne veut que saisir illégalement ses actifs en Guinée’’. Soit.

Mais ce que l’entreprise aura du mal à nier c’est certainement le lien familial entre celui qui, jusque récemment, était son vice président en Guinée, Ibrahima Sory Touré et la quatrième épouse de Lansana Conté, Maamady Touré. Il est de notoriété publique que chacune des épouses de Lansana Conté parrainait une entreprise en Guinée. C’est ainsi, selon nos informations, Maamady ayant été contactée pour ‘‘introduire’’ BSGR qui, en réalité n’excellait jusque là que dans le diamant, aurait mis dans le coup son frère ainé, sorti de nulle part pour s’occuper de hautes fonctions dans BSGR au point d’en être le vice président.

Par ailleurs, les liens entre Mahmoud Thiam, ancien ministre des Mines et BSGR sont poussés. De nombreux observateurs se rappellent la pression exercée sur Rio Tinto en vue de lui faire céder une bonne partie de Simandou au profit de BSGR. Sans compter que c’est lui qui a signé la convention de base de Zogota toujours en faveur de la société de la famille Steinmetz. ‘‘Il avait pesé de tout son poids pour que la production de BSGR passe par le Liberia comme le voulait la société’’, a indiqué un spécialiste des mines en Guinée.

Les observateurs sont aussi étonnés par la mollesse des réponses apportées par l’ancien ministre d’habitude très en verve au Financial Times dans le cadre de l’enquête du gouvernement : ‘‘A la fin de 2012, (ces projets) auraient déjà été en phase d’exportation. Mais tout a été bloqué à cause de cette chasse aux sorcières, avant de poursuivre. Chaque accord que nous avons fait a été soigneusement conçu en conformité avec le Code minier.’’

Ibrahima Sory Touré et Mahmoud Thiam ne sont pas en Guinée. Guinee7 n’a pu les contacter. Une source de Vale/BSGR contactée cependant par notre rédaction a recommandé de lire un article d’une agence de presse qui traitait de leur… réaction où BSGR dit que le ‘‘gouvernement est discrédité’’. Question : une telle manœuvre peut-elle tirer la compagnie de Steinmetz du pétrin ?

Ibrahima S. Traoré

COTE D’IVOIRE
CPI, Gbagbo : ça passe ou ça casse ! La Cour pénale joue sa crédibilité

Au centre pénitentiaire de Scheveningen, à 12 km de La Haye, où il est détenu depuis bientôt un an, l’ex-chef d’Etat ivoirien que la justice internationale soupçonne de crimes contre l’humanité, attend que soit programmée l’audience de confirmation des charges contre lui.
Dans un communiqué que la Cour pénale internationale publiait, le vendredi 2 novembre, sur son site officiel, elle indiquait que les juges avaient trouvé Laurent Gbagbo « apte », donc suffisamment en bonne santé, pour pouvoir participer à la procédure devant la Cour. Le communiqué ajoutait que les juges fixeraient bientôt une date pour l’audience de confirmation des accusations ou des charges. Il s’agit là d’une étape charnière de la procédure. Laurent Gbagbo- dont les avocats continuent de réclamer la liberté provisoire- comparaîtra sous peu pour une audience extrêmement cruciale. C’est elle qui viendra déterminer le reste de la procédure.

A l’audience de confirmation des charges, l’accusation présentera les charges retenues par le bureau du procureur contre l’ancien président. Laurent Gbagbo sera probablement présent dans la salle. Il y sera, avec ses avocats, et il a le droit comme le prévoient les statuts et la procédure de la Cour, de présenter les arguments de sa défense.

Les juges de la Chambre préliminaire 1 écouteront les parties : le procureur avec ses éléments à charge et Laurent Gbagbo et à sa défense, avec leurs arguments. L’audience se déroulera sur quelques jours. Après quoi, les juges prendront un certain temps pour délibérer. Ce temps peut aller à plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Dans leur décision (verdict), ils diront si les éléments d’accusation sont suffisamment solides pour qu’il y ait procès ou non. Gbagbo a-t-il des chances de s’en sortir ? Luis Moreno Ocampo, ancien procureur de la Cpi, y apporte une réponse intéressante : « si les juges rejettent les charges, il (Laurent Gbagbo) sera libéré. On a des cas où les juges ont refusé de confirmer les charges. En 2005, il y a eu des affaires où les juges ont rejeté les charges » in Soir Info du 4 juin 2012. Le magistrat argentin qui fut, au départ de cette affaire, estimait toutefois qu’il avait réuni des « charges suffisantes » contre l’ancien président. « Nous avons trouvé des charges suffisantes, claironnait Ocampo. L’ancien président Laurent Gbagbo a organisé des meurtres, des attaques généralisées pour demeurer au pouvoir. Ça, ce sont les charges retenues contre lui. Mais jusqu’avant le procès, il est considéré innocent ».

Quoi qu’il en soit, on a en mémoire cette formule de l’ancien chef d’Etat, « on ira jusqu’au bout » qu’il avait lancée, à sa première comparution, le 5 décembre 2011.

Crédibilité en jeu dans le dossier ivoirien

Laurent Gbagbo, seul acteur de la crise post-électorale de 2010-11, au centre d’une procédure à la Cour pénale internationale. Le fait a trop souvent dérangé puristes et observateurs de la justice internationale. Les rapports des Organisations de défense des droits de l’Homme sont sans ambiguïté sur la question : les deux camps ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Le rapport produit par Amnesty international et disponible sur le site de l’organisation explique- détails à l’appui- que les crimes, pendant la crise post-électorale, ont été commis par les partisans des deux protagonistes Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Le fait que plus d’un après les évènements indexés, le seul Laurent Gbagbo ait été écroué à la Cpi, continue d’alimenter la thèse d’une justice inéquitable.

En juin dernier pourtant, alors qu’il faisait sa visite « d’aurevoir » aux autorités d’Abidjan, Luis Moreno Ocampo, avait tenté d’apaiser la fronde : « Depuis le début, on enquête sur tous les crimes et partout. Mais en termes de focus, de ciblage sur la responsabilité et de séquençage, c’est ce procès (sur Laurent Gbagbo) que nous avons ouvert. Cependant, on enquête sur tout, partout et sur les plus hauts responsables (…) L’enquête continue. Les décisions vont être prises ». Quelque cinq (5) mois que l’ancien procureur de la Cpi a fait sa sortie. La Cour n’a jusqu’ici pas annoncé une quelconque procédure à l’encontre d’autres acteurs de la crise, des responsables ou auteurs présumés de violences.

Au contraire, la sortie, le 8 juillet 2012, sur Radio France internationale du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, est venue comme conforter la thèse d’une justice à sens unique. Le député de Ferké s’était laissé aller à une…révélation sur les ondes de Rfi, alors qu’il était interviewé par le journaliste de la chaîne, Alain Foka. Il assénait, au détour d’un argumentaire censé justement démentir la « justice des vainqueurs » que des mandats d’arrêt avaient été émis par la Cpi contre Laurent Gbagbo- ce qui est de notoriété- Simone Ehivet Gbagbo, Blé Goudé Charles et Dogbo Blé Bruno. La Cour avait démenti, à travers son conseiller Pascal Turlan, le scoop de Guillaume Soro :

« Nous ne confirmons pas ces annonces (de M. Soro Guillaume, ndlr). Le bureau du procureur continue ses enquêtes en Côte d’Ivoire. Et il laisse aux acteurs politiques le soin de faire leurs propres déclarations. Nous ne commentons pas les rumeurs ou les allégations proférées par les uns ou les autres dans les situations sous enquêtes. Tout ce qui a trait à la procédure en Côte d’Ivoire est lisible et disponible dans nos déclarations publiques et dans le suivi de la procédure. C’est tout à fait transparent et public aujourd’hui ».

La déclaration de Turlan est claire. Les procédures se font dans la transparence. Et Laurent Gbagbo reste, à ce jour, le seul présumé responsable de crimes poursuivi par la Cour pénale internationale, dans le dossier de la crise post-électorale.

Kisselminan COULIBAL
CPI: De folles rumeurs sur Gbagbo

Vendredi 2 novembre dernier, la Cour pénale internationale(Cpi) a déclaré l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, apte à suivre la procédure judiciaire engagée contre lui.
La Cpi a en effet tranché, à l’issue d’une audience à huis clos qu’elle a tenue les 24 et 25 septembre pour statuer sur l’état de santé de Gbagbo, histoire de dire s’il est en possession de toutes ses facultés pour être jugé. Conséquence : l’ex-chef de l’Etat va demeurer en détention jusqu’à la tenue de l’audience de confirmation des charges.

De toute évidence, il passera sa deuxième Noël à la prison de Scheveningen à La Haye. Et pourtant, que n’a-t-on pas lu et entendu avant ce verdict ! Avant la tenue de cette audience dont la décision devait initialement tomber le 30 octobre, les rumeurs les plus folles avaient circulé sur le sort de Gbagbo. La presse proche de l’ancien président avait laissé entendre qu’il y a de bonnes chances qu’il bénéficie de la liberté provisoire. Un deal, avançait-on, avait été conclu entre les soutiens politiques de Laurent Gbagbo et certains décideurs du monde qui tirent les ficelles à la Cpi. On arguait que des calculs politiques souterrains étaient engagés en haut lieu pour concéder à l’icône des jeunes patriotes, cette liberté provisoire tant espérée. Les écrits les plus fous avaient fini par laisser croire que le jeu était fait et donc que Gbagbo recouvrerait la liberté, ne fut-ce que pendant un moment. Des noms de pays susceptibles de lui offrir gîte et couvert circulaient. On avait parlé de l’Ouganda, de la Gambie et même de l’Angola. Se fondant certainement sur les bons rapports que l’ex-président entretenait avec les chefs d’Etat de ces pays du temps où il était aux affaires. D’aucuns prétendaient que l’affaire avait quitté le terrain judiciaire pour laisser place aux tractations politiques.

Le président français, François Hollande, jurait-on presque, avait tout bouclé avec son homologue ivoirien lors du récent sommet de la Francophonie qui s’est tenue à Kinshasa en République démocratique du Congo. Hollande aurait convaincu Ouattara de se faire à l’idée que le célèbre prisonnier de Scheveningen allait être libéré et revenir couler ses vieux jours à Mama, son village natal.

A charge pour Ouattara de garantir sa sécurité. Info ou intox ? La suite des événements viendra faire mentir tous ceux qui ont fait courir toutes ces informations. Tout porte à croire que certains ont tout intérêt à distiller ces rumeurs pour doper le moral des militants et sympathisants de l’ancien président ou, à tout le moins, exploiter ses déboires judiciaires comme un fonds de commerce. Car, on le voit, les décisions successives rendues par la Cpi le 26 octobre et le 2 novembre tendent à montrer que la procédure judiciaire n’est pas près de s’arrêter pour quelque calcul politique que ce soit.

En effet, la Cour a confirmé ce 26 octobre, le rejet de la décision de mise en liberté provisoire introduite en appel par la défense de Gbagbo. Le faisant, cette juridiction internationale souligne, si besoin était, que les informations disant qu’elle est aux ordres des « gourous » politiques sont infondées. Et comme pour bien faire mentir ceux qui propagent de telles rumeurs, la Cpi a rendu un autre verdict le 2 novembre jugeant Gbagbo « apte » à être jugé et donc prolongeant son maintien en détention. Moralité : aucune pression politique ne semble pouvoir casser la procédure en cours à la Cpi. Tous ces flatteurs, qui vivent aux dépens de ceux qui les croient, devraient en tirer toutes les conséquences.

Assane NIADA

DES FRCI LÂCHENT ALASSANE OUATTARA La lettre poignante à l’ONU

A Monsieur le responsable de la division des Droits de l’Homme de l’Onu
Monsieur,
Nous soldats Frci exerçant les fonctions d’agents de renseignement à l’état-major, avons l’honneur par votre truchement de porter à la connaissance de l’Onu, de la Communauté internationale, la France, des diplomates, du Nonce apostolique et de tous ceux qui suivent de près l’évolution de la situation sociopolitique, notamment de la dégradation inimaginable des Droits de l’Homme, des exécutions
extrajudiciaires, l’épuration ethnique en Côte d’Ivoire sous le régime des tortionnaires, actuels gouvernants aux destinées de la Côte d’Ivoire, ce qui suit :
En effet, depuis l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara, sous les pluies des bombes de l’armée française, la Côte d’Ivoire, notre pays va très mal. Il ne se passe plus de jour sans que des fils et filles de ce pays subissent des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et emprisonnements arbitraires aux seuls motifs qu’ils sont des partisans de Laurent Gbagbo. Ce système de gouvernement par la terreur n’augure pas d’un lendemain meilleur en ce sens qu’il a coutume de générer beaucoup trop de rancœurs aux conséquences inimaginables. Les risques imprévisibles d’un embrasement populaire sont déjà à nos portes. Ce que les tenants du pouvoir actuel ignorent au niveau des forces publiques de l’Etat (Armée nationales, Gendarmerie, Police, Douane et Eaux et Forêt) c’est que les professionnels et autres animateurs de ces secteurs qui n’étaient que constitués de nationaux sont officiellement en train d’être remplacés par des soldats et autres recrues de la sous-région devenus à ce jour l’armée de la Cedeao qui sont, pour la plupart, des analphabètes n’ayant aucune notion du respect des Droits de l’Homme et qui sont parachutés à des postes de responsabilité. Il en est de même pour toute l’administration ivoirienne, même au niveau du gouvernement ivoirien où la plupart ne cessent d’étaler leurs insuffisances caractérisées. Plus de 5000 étudiants, nos propres enfants, d’authentiques Ivoiriens, sont exclus de nos universités au profit des enfants des soldats et autres chefs de guerre venus de la sous-région et ayant aidé à l’avènement d’Alassane Ouattara à la magistrature suprême de la Côte d’Ivoire dans l’optique d’un système dit de «rattrapage». Des travailleurs ivoiriens sont renvoyés de leurs services, des secteurs d’activités sont détruits sans mesures d’accompagnement, réduisant ainsi l’Ivoirien à sa plus simple expression. Les moins chanceux sont pourchassés, arrêtés et détenus dans des camps de concentration où ils finissent par être exécutés aux vues et aux sus de tous, notamment des soldats de l’Onuci ayant en charge la surveillance et la protection des camps de refugiés où se trouvent entassés, comme des brebis dans une bergerie, des individus qui ne luttent que pour leurs survies. Des gens qui ont pratiquement tout perdu dans leur vie. Monsieur le responsable des Droits de l’Homme, l’Ivoirien d’aujourd’hui traverse une véritable crise, voire une misère inimaginable. Il n’arrive plus à se nourrir et à se soigner.
Nombreux sont nos enfants, frères, neveux et cousins qui, manifestement, ont arrêté d’aller à l’école faute de moyens, étant donné que tous jours leur situation va en s’aggravant. (…) Pour tous ceux qui ne le savent peut-être pas, depuis sa condamnation, la vie du Général Dogbo Blé Brunot est davantage menacée. En ce sens que des dispositions ont été prises pour qu’il soit assassiné. Cela peut être fait par empoisonnement ou par d’autres moyens que seuls les ministres Paul Koffi Koffi, Hamed Bakayoko, le Commissaire du gouvernement Ange Bernard Kessi, le Chef d’état- major général Soumaïla Bakayoko, le Président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume et le Premier ministre Ahoussou Kouadio Jeannot détiennent le secret. Monsieur le chargé spécial de la division des Droits de l’Homme de l’Onuci, ne soyez surtout pas surpris de ce que notre pays deviendra demain, en aidant à l’installation d’Alassane Ouattara au pouvoir par la manière que vous avez décidé avec la France et les différents diplomates en poste en Côte d’Ivoire. L’objet fondamental de cette note est non seulement de prendre à témoin le monde entier de ce qui se prépare réellement en Côte d’Ivoire, mais aussi et surtout du vilain coup qui se prépare contre les ex-Fds emprisonnés sans raisons valables. En effet, suite aux séries d’attaques de nos différentes positions par le commando invisible, attaques qui endeuillent énormément les Frci dont nous faisons partie intégrante en tant qu’officiers et soldats du renseignement de l’état-major général, les gouvernants, sur proposition des ministres Paul Koffi Koffi et Hamed Bakayoko, avec la complicité du chef d’état-major général , du Commissaire du gouvernement et du président l’Assemblée nationale, font planer des menaces sur tous les prisonniers ex-Fds détenus tant à la prison militaire que dans les prisons civiles. C’est dans cette optique que le Commandant Daouda Doumbia, commandant du Bcs, s’emploie nuitamment avec un groupe de soldats équipés d’armement à des heures tardives, à investir la prison militaire en simulant des perquisitions et cela déjà à deux reprises, les 5 et 14 septembre dernier, entre 21 h et 2 h du matin. Un groupe de soldats commis à ces expéditions punitives nous a discrètement
approchés pour crier leur ras-le-bol, en dénonçant cette manœuvre. A tout sachant, c’est ici le lieu de dénoncer les pratiques de nos chefs, notamment celles d’Ange Bernard Kessi Kouamé, du chef d’état-major général et du commandant du Bcs, des risques qu’ils font peser sur nos frères d’arme. Sachez que ces ex-Fds embastillés demeurent, après tout, nos frères d’arme que nous ne devons pas abandonner, quel que soit ce qui leur est reproché. Sachez également que s’ils continuent arbitrairement de croupir dans les prisons, c’est parce que les gouvernants l’on voulu ainsi, avec la complicité criarde des juges civils et militaires que nous invitons à être suffisamment courageux dans l’accomplissement de leur mission. Car nous sommes au courant du zèle dont ils ne cessent de faire preuve. Nous voudrions, par la même occasion, monsieur le représentant spécial de l’Onu, les diplomates et tout sachant dire aux acteurs politiques du Rhdp et à leurs militants que leur souhait de voir exterminer une partie des Ivoiriens est avéré…
Nous disons merci à la grande France dont l’objectif principal était d’aider à l’extermination  de ceux qui ont choisi de conquérir leur indépendance. Aussi, nos remerciements vont à l’endroit du Vatican dont le représentant, le Nonce apostolique, qui exigeait à corps et à cris la tenue des élections présidentielles de 2010 en Côte d’Ivoire, en violation des accords de Ouagadougou, sans le désarmement des rebelles.
Le Vatican, de ce point de vue, (…) doit être heureux du rôle prépondérant qu’il a joué dans la destruction de la Côte d’Ivoire avec tout ce que l’on lui connait aujourd’hui comme pays des tortionnaires, des exécutions extrajudiciaires, de l’arbitraire, de toutes les violations des Droits de l’Homme. Monsieur le représentant de l’Onu, nous voudrions, pour l’heure, nous arrêter là. Car, des pas d’individus suspectés se faisant entendre derrière notre bureau de réflexion, il s’avère nécessaire de préserver cette contribution pour les lecteurs. Nous vous prions d’agréer, monsieur le responsable de la
division des Droits de l’Homme de l’Onuci, l’expression de nos respects.
Merci
Un groupe de soldats Frci
Mandat d’arrêt de la Cpi : Ouattara refuse de livrer Amadé Ouremi et Gueu Michel

La Cour pénale internationale (Cpi) ne démord pas. Après le transfèrement du Président Gbagbo à La Haye, elle a émis huit (8) mandats d’arrêt qui n’ont jamais été exécutés. Parce que Ouattara ne veut pas se débarrasser des criminels de son camp. A l’heure où son Président Sang-Hyun Song, évoque des enquêtes relativement à sept cas dont celui de la Côte d’Ivoire, les choses se précisent concernant les suspects ivoiriens. Selon nos sources, il s’agit de quatre mandats d’arrêt délivrés contre le colonel Oulata Gaoudy (un proche de Ouattara), Dely Gaspard (il a participé à l’établissement de la rébellion du Mpci de 2002, devenue Forces nouvelles), Amadé Ouremi (le seigneur de guerre du Mont Péko) et du Général Michel Gueu (un autre cacique de l’ex-rébellion). Ils sont visés par la Cpi pour leur participation au combat de Duékoué fin mars début-avril 2011, lors de la crise postélectorale. On se rappelle que le 29 mars 2011, les hommes de Ouattara avaient massacré au quartier Carrefour de cette ville, pour cette seule journée, plus de 800 civils. Et les tueries ont continué dans cette zone, après l’avènement de Ouattara au pouvoir. Et depuis, le régime du Rdr et sa justice des vainqueurs refusent de s’intéresser à ce dossier. Le constat que l’on fait, c’est que, à part le rebelle burkinabé Amadé Ouremi qui sévit sur le Mont Péko, les trois autres personnes citées, sont de l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Le colonel Oulata Gaoudy, Dely Gaspard et Général Michel Gueu, au lieu d’œuvrer pour le développement de leur région, aident les envahisseurs à décimer leurs parents. Pour des biens temporels, ils permettent la mise à mort de plus de 800 des leurs, par les dozos, Frci et autres militants du Rdr. Malgré la dénonciation des Ong indépendantes et l’indignation de toute la Côte d’Ivoire, le régime veut ces crimes  impunis. L’insistance de la Cpi serait donc une bonne chose.
Germain Séhoué

L’Onu réclame la tête des criminels pro-Ouattara

« Le Conseil de sécurité prie instamment le gouvernement ivoirien de veiller le plus rapidement possible à ce que, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique, tous les auteurs de violations graves des droits de l’homme ou d’atteintes au droit international humanitaire, en particulier celles commises pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, soient traduits en Justice, comme le lui imposent ses obligations internationales, et à ce que tous les détenus soient informés de leur statut en toute transparence et engage le gouvernement ivoirien à continuer à coopérer avec la Cour pénale internationale ». C’est un extrait de la résolution 2062 du conseil de sécurité de l’Onu adopté hier sur la situation en Côte d’Ivoire. Et comme on le voit, au moment où de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme dénoncent les violations massives des droits humains en Côte d’Ivoire, l’Onu fait, de la transparence et de l’équité de la Justice, une préoccupation essentielle. Une mauvaise nouvelle donc pour les autorités ivoiriennes qui sont, depuis plus d’un an, dans le déni de Justice. Et qui affichent outrancièrement leur volonté de faire triompher une Justice des vainqueurs. Les interpellations du conseil de sécurité sont d’autant plus incommodantes pour le régime Ouattara que les crimes commis par ses partisans, depuis les massacres de Duékoué et ceux du camp des déplacés de Nahibly, sont encore frais dans la mémoire collective. Dans la même veine, l’Onu n’a pas manqué de s’inquiéter de la lenteur de la mise en oeuvre de la réforme du secteur de la sécurité. Et a enjoint le gouvernement de prendre des mesures rapides pour le désarmement effectif de tous ceux qui n’ont pas le droit de porter des armes. Le conseil de sécurité a, en outre, exhorter le gouvernement à faire en sorte que les prochaines élections locales « soient ouvertes, transparentes, libres et régulières et se déroulent dans le calme, et à ce qu’elles favorisent la représentativité politique et la réconciliation, en choisissant une date opportune, en assurant la sécurité et en procédant aux réformes électorales utiles ». Et quand on sait que le Front populaire ivoirien (FPI) du président Laurent Gbagbo, fait du rééquilibrage de la commission électorale indépendante (CEI), une des conditions de sa participation aux prochaines élections, on ne peut pas dire le pouvoir d’Abidjan ait été particulièrement gâté par ses amis de New York. Enfin, le conseil de sécurité a décidé de proroger le mandat de l’opération de l’Onuci jusqu’en juillet 2013.
Guillaume T. Gbato

Après plus d’un an de détention: Des confidences sur la santé de Simone Gbagbo

Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo, en résidence surveillée à Odienné depuis 18 mois, va-t-elle se suicider ? On pourrait se poser la question après la lecture d’un article publié le week-end dernier sur  Koaci.com. Selon ce site internet, l’ex-première dame de Côte d’Ivoire aurait un comportement suicidaire. Cette information que le site dit tenir d’une source proche de l’ONUCI, qui s’est récemment rendue à Odienné dans le cadre du dossier Simone Gbagbo, en marge de la préparation d’un transfèrement de prisonniers politiques vers le nord de la Côte d’Ivoire, émanerait d’un rapport de psychiatres. Simone Gbagbo serait surveillée comme du lait sur le feu parce que les médecins en charge de veiller sur sa santé craignent qu’elle veuille se donner la mort.

En effet, selon Koaci.com, l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) aurait, à l’annonce de cette nouvelle, classée l’ancienne première dame comme potentiellement susceptible d’évoluer vers un comportement suicidaire. Toute chose qui a conduit les geôliers de Simone Gbagbo, les gouvernants et l’ONUCI à lui accorder un traitement particulier, 18 mois après son transfèrement à Odienné. Si l’on s’en tient aux révélations de Koaci.com, l’ancienne député de la commune d’Abobo est physiquement en bonne santé, mais connaît des moments de dépression.

Une situation face à laquelle les tenants du pouvoir ont décidé de réagir en accélérant la procédure judiciaire engagée contre l’ancienne première dame dont l’époux, Laurent Gbagbo, est incarcéré à la prison de Scheveningen à la Haye. Faut-il le noter, depuis son assignation en résidence surveillée à Odienné à l’issue de la crise post-électorale, de nombreuses informations sont distillées, notamment sur l’état de santé de Simone Gbagbo.

L’épouse de Laurent Gbagbo serait même dans le collimateur du commando mystérieux qui harcèle les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) depuis plusieurs mois, et qui projetterait de la libérer. Elle avait été déplacée pour des mesures de sécurité. Simone Gbagbo avait été arrêtée avec son époux le 11 avril 2011, à la chute du régime de la Refondation, après le bombardement de la résidence présidentielle de Cocody, où Laurent Gbagbo et des proches s’étaient réfugiés pour échapper aux bombes des hélicoptères français et de l’ONUCI.

Hervé KPODION
Gbagbo déclaré apte par la Cpi Une victoire politique de l’équipe de Me Altit

Le président Gbagbo a été déclaré apte par la Cpi à participer à la procédure judiciaire engagée contre lui. La presse pro-Ouattara jubilait, samedi dernier, après cette décision de la chambre préliminaire 1. Tout simplement parce qu’elle pensait que le débat engagé sur l’état de santé de Laurent Gbagbo visait seulement pour les avocats de la défense à extraire uniquement leur client des griffes de la Cpi sans jugement. Que non ! L’équipe de Me Emmanuel Altit n’est pas naïve pour croire que la Cpi allait relaxer le Président Gbagbo aussi facilement. Ce serait un camouflet pour toute la coalition internationale qui l’a évincé du pouvoir au profit d’Alassane Ouattara. En vérité, l’analyse que l’on peut faire de l’action de la défense du président Gbagbo, c’est que visiblement, elle voulait démontrer à travers cette procédure que, d’une part, le régime Ouattara est une dictature qui torture ses adversaires politiques, et d’autre part, que la Cpi n’est pas une juridiction libre. Et ce combat-là, la défense du président Gbagbo l’a gagné. D’abord, le rapport des experts médicaux commis par la Cpi pour examiner l’état de santé du président Gbagbo a conclu qu’il a été effectivement torturé pendant les sept de détention à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire. C’est la preuve qu’il y a, à la tête de la Côte d’Ivoire, des tortionnaires. Ensuite, en indiquant dans son communiqué que «des ajustements pratiques devront être mis en place afin de permettre à M. Gbagbo de participer à l’audience de confirmation des charges. Ceux-ci peuvent inclure la tenue d’audiences plus courtes, la mise à disposition d’installations appropriées pour se reposer pendant les pauses, la possibilité pour le suspect de se dispenser de tout ou partie de la procédure, ainsi que de suivre par liaison vidéo s’il le désirait», la Cpi reconnait que le président Gbagbo n’est pas au mieux de sa forme du fait de la torture dont il a été victime à Korhogo. Car on ne prend pas de telles dispositions pour un bien portant. En conséquence, la chambre préliminaire 1 devrait le déclarer inapte et le remettre immédiatement en liberté. Et pourtant elle a décidé le contraire en le déclarant apte. C’est la preuve que la Cpi n’est pas libre. Elle est assurément sous l’influence de ceux qui n’ont pas intérêt à ce que Laurent Gbagbo recouvre la liberté. Après l’audience sur la santé du président Gbagbo, tout le monde sait désormais que la Côte d’Ivoire croupit sous une dictature et que la Cpi est sous l’emprise du politique. C’est une grande victoire pour la défense du président Gbagbo d’avoir mis à nu ces deux réalités.
Boga Sivori
bogasivo@yahoo.fr

Après les accusations du président de l’Assemblée nationale contre lui, Pickass se défend et charge Soro

Dans cette déclaration dont nous avons reçue copie, le dimanche 4 novembre 2012, Damana Adia Pickass, président de la coalition des Patriotes en exil (Copie), se défend et charge le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Soro Guillaume. Qui l’a accusé, mardi 30 octobre 2012, de passage à Paris, d’être le commanditaire des attaques en Côte d’Ivoire. Faut-il le rappeler, Soro Guillaume avait, relativement aux attaques contre les Frci, affirmé ceci : ‘’Elles viennent du Ghana. Je n’userai pas de la langue de bois. Il y a des politiques parmi ceux qui attaquent comme Damana Pickass et des militaires comme le colonel Tohouri, ancien patron du Basa ».
« Lors de son récent passage en France, M. Guillaume Soro nous a accusé depuis notre exil ghanéen, d’être directement responsables des attaques en Côte d’Ivoire. Au-delà de ces accusations fallacieuses sans fondements aux allures de diversion qui ne nous surprennent plus désormais, il serait salvateur de révéler sur la place publique toutes les manigances et actions de sabotage de M. Guillaume Soro qui tendent à prendre en otage toute la Côte d’Ivoire.

En effet, M.Soro Guillaume sait plus que quiconque qui est le réel instigateur des attaques contre le régime de M.Ouattara. Aujourd’hui, ce n’est plus un secret de polichinelle que cet ex-chef rebelle veut à tout prix le fauteuil de (…) M. Ouattara. Et pour ce faire, Guillaume Soro fait une cour assidue aux pro-Gbagbo. Il s’agit pour lui de se mettre dans la posture de celui qui peut racoler les morceaux du tissu social fortement déchiré et apparaître comme celui-là même qui peut réconcilier les Ivoiriens. Et donc avoir les faveurs de la communauté internationale dans le cadre d’une possible alternative à M. Ouattara.

C’est d’ailleurs pourquoi, il manœuvre habillement pour faire échouer le processus de réconciliation, faisant apparaître M. Ouattara comme un incapable à faire la réconciliation et à créer la paix et la concorde entre les Ivoiriens. C’est dans cette optique que le jour, il prône le radicalisme et l’absence de compromis avec les pro-Gbagbo au niveau du régime, et la nuit tombée, il fait la cours à des pro-Gbagbo en leur disant exactement le contraire dans le but de se positionner comme le porteur de tous les espoirs du retour des exilés dans leur pays. Par ailleurs, M. Guillaume Soro a fait des révélations très graves sur l’état de santé de M. Ouattara. Il fait circuler entre autres, que M Ouattara serait très malade (…), et lui en tant qu’héritier constitutionnel se pencherait dans ce cas favorablement sur la situation des exilés et des partisans du président Laurent Gbagbo; situation qu’il qualifie d’injustice, d’insupportable et d’inadmissible.

Cependant, en attendant (…), il n’y aura pas de répit pour M. Ouattara, car Soro n’exclut pas du tout son ascension au pouvoir par un coup de force. Et tout y passe pour créer l’instabilité. C’est donc Soro qui attaque les commissariats et les brigades. C’est encore lui qui casse les prisons et les sites stratégiques comme Azito, et harcèle les positions des Frci afin d’exaspérer la communauté internationale dans le but d’avoir les arguments politiques de porter l’estocade salvatrice à un régime que tout le monde aura vomi, faisant de lui une fois de plus l’homme providentiel dont la Côte d’Ivoire a besoin.

Dans sa stratégie de conquête effrénée du pouvoir d’Etat, il est parvenu à rallier à sa cause la quasi-totalité des chefs de guerre en se faisant passer pour leur protecteur face à une Cpi de plus en plus intransigeante vis-à-vis de leurs graves crimes. M. Guillaume Soro n’a-t-il pas sournoisement ébruité le fait qu’il a récemment évité au commandant Fofié Kouakou une arrestation et un transfèrement à La Haye lors d’une réunion des chefs d’états majors de la Cedeao tenue à Ouagadougou ?

Réunion à laquelle devait intentionnellement participer le commandant Fofié en tant que membre de la délégation ivoirienne. Le plan étant qu’une fois au Burkina, le commandant Fofié soit mis aux arrêts et transféré à la Cpi sur ordre de M. Ouattara comme gage de sa bonne foi. Ce qui serait un bon signal pour le régime envers la communauté internationale qui s’agace du manque de volonté du régime d’Abidjan d’arrêter les suspects identifiés comme tels par la Cpi. Fofié n’est finalement pas allé à Ouagadougou. Cela a fait que les chefs de guerre sont remontés contre Ouattara (…).

Que cela soit clair, je ne le dis pas pour déstabiliser des écuries ou faire  plaisir à quiconque, car Ouattara et Soro c’est blanc bonnet, bonnet blanc. Et leur guerre interne nous serait indifférente si Soro ne cherchait pas des boucs émissaires comme étant des pro-Gbagbo en général et notre personne en particulier. Je le fais exclusivement afin que M. Soro Guillaume arrête ses petites manigances, car je n’accepte pas que la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire soient tributaires de ses ambitions présidentielles.

En outre voulant s’affirmer comme le véritable maître du pays, il n’hésite pas à denier à certains ministres leurs prérogatives en s’arrogeant leurs fonctions à chacune des attaques qu’il suscite en montant au premier plan apparaissant comme le dernier rempart du régime,  l’incontournable. Le retour des exilés, le dialogue inter Ivoirien ne peuvent être suspendus aux intérêts égocentriques de cet individu.

La Côte d’Ivoire ne peut pas continuer à être prise en otage par Soro et son clan. Tout comme je n’accepte pas qu’il nous accuse de façon aussi outrancière que désinvolte sans même un début de preuves. Qu’il jette le discrédit au mépris des règles élémentaires de la diplomatie sur un pays sérieux comme le Ghana, est inacceptable.

Au demeurant, nous voulons réitérer solennellement notre appel au dialogue sincère vrai en vue d’une décrispation de la vie socio-politique en Côte d’Ivoire.

Notre parti, le Front Populaire Ivoirien et l’ensemble des exilés, croient au dialogue sincère comme voie idéale du retour de la paix et de la concorde dans notre pays. Et nous ne désespérons pas d’avoir des hommes et des femmes au sein du régime d’Abidjan sensibles à cet appel ».

DAMANA Adia Pickas

Président de la Copie

MALI
Dossier du Nord-Mali: A quoi joue Blaise Compaoré ?

Au moment où les autorités maliennes, en collaboration avec la communauté internationale, cogitent sur le plan d’intervention militaire au Nord, c’est le contraire se déroule au Burkina Faso où un groupe de djihadistes se réclamant d’Ançardine ont été reçu à Ouagadougou depuis le vendredi dernier sur initiative de Blaise Compaoré pour de prétendus dialogues, suscitant ainsi colère et indignation à Bamako.

Il semble qu’à travers cette rencontre avec Ançardine, le N° 1 burkinabè veut procéder à ce qu’on appelle un « plan de déconnection » sur le terrain entre les différents groupes rebelles. Mais à quoi rime cette « plaisanterie de mauvais goût » ? Il semble aussi que la crédibilité du Médiateur Blaise Compaoré n’est plus d’actualité et que les résultats de ses  démarches n’ont pas réussi jusque-là. Mais ses ambitions qu’on dit « démesurées » dans la résolution de la crise malienne inquiètent sérieusement le Mali et le reste du monde de la bande sahélo-saharienne.

Pourtant, Blaise Compaoré est un militaire possédant une parfaite maîtrise des questions de conflit à dimensions variées. Mais s’agissant du dossier du Nord-Mali, sa réaction a causé assez d’ennuis aux Maliens soucieux du rétablissement diligent de l’intégrité du territoire national. En effet, après que le Burkina Faso ait été indexé comme fief du MNLA, ce pays entend encore une fois accompagner le mouvement d’Iyad Ag Ghaly, surtout quand on sait que l’objectif de Blaise vise à servir probablement de couverture à ses intégristes. Aussi, n’ayant aucun compte à rendre aux autorités de Bamako dans de telles actions, le Président de ce pays frère juge désormais nécessaire de planifier un système de dialogue sous le diktat des djihadistes et sans le consentement du pouvoir de Bamako.

Au menu de la rencontre du week-end, il était question de procéder à une déconnection d’Ançardine d’AQMI et autres sans aucune certitude sur son impact dans la résolution de la crise. Si seulement Iyad Ag Ghaly pouvait être explicite sur ses supposées relations avec AQMI et les autres terroristes du Maghreb… A cela s’ajouterait, si possible, la nature du changement dans la stratégie de contre-attaque de l’armée nationale. Pourquoi donc cette démarche controversée de dialogue qui ne dit pas son vrai nom ? C’est plutôt un plan machiavélique différent de la Charia que ces djihadistes veulent réaliser contre le Mali sous les auspices du Burkina Faso. C’est peut-être peine perdue quand on sait qu’en aucune manière, cela n’est en rapport avec l’intervention armée qui s’annonce pour le Nord.
M. Bellem

Exclusif : Voyage du président de la République par intérim au Qatar L’avion de Dioncounda bloqué sur le tarmac

Encore une fois, un déplacement du président de la République par intérim, Dioncounda Traoré a été emmaillé d’incidents à l’aéroport de Bamako-Sénou. Pour rappel, après les événements du 21 mai dernier, son évacuation à Paris pour des soins a fait l’objet de nombreuses tractations à l’aéroport de Bamako-Sénou.

En effet, le dimanche 21 octobre, le départ du président Dioncounda pour Qatar a encore fait couler de sueurs froides chez de nombreuses personnes à bord de l’Airbus qatarie. A cause du fait qu’après les cérémoniales de départ, l’avion présidentiel aurait fait plus d’une trentaine de minutes sur le tarmac. Toutes ses portes sont restées ouvertes sur les officiels maliens dont le président de la République par intérim de la transition, Dioncounda Traoré, lui même.
Selon nos sources, il a fallu l’intervention énergique du jeune ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Tièman Coulibaly pour débloquer la situation.
Que s’est-il passé ?
Prévu pour 12 heures, le décollage du vol présidentiel pour Qatar n’a été effectif qu’aux environs de 13 heures. Ce retard accusé n’est dû, ni à  une défaillance protocolaire encore moins à une action de force, comme cela a été le cas lors de l’évacuation du Président Dioncounda pour Paris. En effet, il s’agissait d’une action de sabotage, mercantile, menée par  un certain Diakité,  responsable d’une société d’assistance aéroportuaire. C’est l’intervention de son excellence Tièman Coulibaly, qui aura permis de surprendre l’intéressé la main dans le sac avant de le mettre à la disposition des forces de sécurité.
En effet, au regard de la longue attente, le ministre Coulibaly perd patience. Afin d’y voir clair, il se dirigea vers le cockpit de pilotage. Voulant prendre langue avec le commandant de bord sur les raisons du retard du décollage, il surprend ce dernier en train de remettre à un responsable de l’aéroport des billets de dollars. Il s’agissait des frais de parcage et  des droits aéroportuaires. Le ministre Tièman Coulibaly a failli tomber des nues. Et pour cause, en sa qualité de dirigeant de l’ASIAM, il savait que l’avion concerné était exempte de tout droit aéroportuaire. Ensuite, devant l’outrecuidance du nommé Diakité, qui aurait manqué de respect aux plus hautes autorités, en obligeant le commandant de bord à s’acquitter des droits aéroportuaires, au risque de se voir refuser le décollage de son appareil.
Sans coup férir, le véreux agent, avec ses ‘’dollars qataris’’ a été mis à la disposition de la gendarmerie afin de permettre au vol présidentiel d’amorcer son départ.
Affaire à suivre.
Moustaph Diawara

Source: La Dépêche

Le Mali achète de nouvelles armes lourdes

Alors que les chefs d’état-major de la Cedeao se réunissent à Bamako pour finaliser le concept d’opérations pour une intervention au Nord-Mali, l’armée malienne continue de se renforcer. Petite revue des derniers équipements reçus ou commandés.

Après la déroute du début de l’année, le Mali doit reconstituer ses forces, ce qui passe notamment par de nombreuses commandes d’armes. Aux véhicules qu’alignait encore Bamako en avril 2012 se sont ajoutés 142 véhicules tout terrain. Les techniciens des Ateliers militaires de Markala en ont modifié plusieurs, de manière à les équiper de mitrailleuses lourdes DShK de 12,7 mm ou ZPU de 14,5 mm, comme celles montées sur les 4×4 des rebelles.

Car auparavant, les 4X4 de l’armée n’emportaient que des mitrailleuses SGM de 7,62 mm, d’une portée bien inférieure à ce dont disposait l’adversaire. Ce qui, dans le désert, constituait un terrible désavantage. L’achat de pièces de rechange a en outre permis la remise en état de 16 blindés BRDM-2 auxquels s’additionneront bientôt les 19 BTR-60PB jusqu’alors bloqués à Conakry.

L’Algérie sollicitée

Ces blindés renforcent ceux du même modèle rescapés de la déroute. L’Algérie a par ailleurs été sollicitée pour l’obtention de matériel de transmissions, afin de moderniser a minima les vieux chars T-55, ainsi que pour des munitions qui font cruellement défaut. Le problème se pose aussi avec les chars légers PT-76, dont les obus se révèlent en majorité défectueux.

En plus des armes lourdes, un rapport mentionne la commande par Bamako de 3 000 fusils d’assaut AK-47, en provenance d’un pays d’Amérique du Sud, sitôt le certificat d’importation délivré par la Cedeao, tandis qu’il est indiqué que la Chine a offert pour presque 2,5 millions d’euros d’équipement entre avril et juillet 2012.

À la fin de septembre, les registres de l’ONU précisent l’acquisition, auprès de la Bulgarie, fournisseur privilégié du Mali, de nombreuses armes légères : 1 000 AKM, 150 mitrailleuses, 50 mitrailleuses lourdes de 14,5 mm plus 15 canons sans-recul SPG-9 de 73 mm, efficaces non seulement contre les véhicules blindés, les bâtiments et les retranchements. Enfin, l’agence fédérale d’exportation d’armements russe, la Rosoboronexport, confirme depuis peu avoir été approchée par Bamako…

L’armée de l’air n’est pas en reste : 4 moteurs d’hélicoptères d’assaut Mi-24 ont ainsi été reçus, vraisemblablement de Bulgarie, ainsi qu’une équipe d’assistance technique, le 18 juillet, afin de permettre la réparation des 2 Mi-24 défectueux. Quant à la livraison de deux avions d’attaque Sukhoy Su-25 ex-ukrainiens, discrètement annoncée au cours de l’été, elle ne semble désormais plus à l’ordre du jour, faute de paiement. Ils auraient finalement été rachetés par la RDC.

Le moral des soldats

Mais sans un redressement du moral des soldats, il va sans dire que tous ces achats n’ont qu’une valeur limitée. Aussi les autorités s’efforcent-elles d’apporter des aides financières aux familles des militaires, de verser des primes d’opérations, tout en instaurant un dispositif destiné à valoriser ceux qui seront engagés dans une éventuelle reconquête.

La formation, elle, passera de toute évidence par des instructeurs étrangers. Des nations alliées apporteront aussi un soutien en renseignement, ainsi que des systèmes de communication, indispensables à la réorganisation et au bon fonctionnement des unités et de la chaîne de commandement.

Source: Xibaaru

Tribune du capitaine Sanogo : Notre pays doit se libérer

Une révélation faites par le capitaine Amadou Haya Sanogo, Président président du Comité Militaire de Suivi des Réformes des Forces de Défense et de Sécurité (Mali) et paru dans le journal français LE MONDE du 25.10.2012. Dans cette sortie, le chef de la junte rappelle le patriotisme des maliens et surtout celui de ses compagnons à faire ce que le général de Gaulle a réussi pour la France ne la libérant du joug Nazi d’Hitler.

« La France ne peut être la France sans la grandeur », disait le général de Gaulle. Le Mali, qui a écrit dans le grand livre de l’histoire une des pages les plus glorieuses de l’histoire africaine, ne peut se concevoir sans grandeur et sans honneur. C’est pourquoi l’invasion de notre pays par les hordes barbares est une indignité nationale, comme l’a été pour la France le déferlement des hordes nazies sur son territoire en juin 1940. Aujourd’hui Tombouctou est « outragée », Tombouctou est « brisée » Tombouctou est « martyrisée », mais Tombouctou sera « libérée » comme Paris l’a été.

Amadou Toumani Touré comme le Maréchal Pétain a été pour la France

En juin 1940, le maréchal Pétain a accepté le déshonneur de la capitulation, mais de Gaulle a su dire non. Le président Amadou Toumani Touré a été pour le Mali ce que le maréchal Pétain a été pour la France en 1940 et je n’ai été pour le Mali que ce que de Gaulle a été pour la France.

La débâcle de l’armée est celle d’ATT complice de l’ennemi

La débâcle au nord du Mali n’est pas seulement une défaite de l’armée malienne mais celle du chef de l’armée Amadou Toumani Touré qui, pour des raisons de survie politique personnelle, n’a pas voulu donner les moyens à l’armée pour défendre le territoire. Le chef de l’Etat, chef de l’armée, Amadou Toumani Touré, en intelligence avec l’ennemi, a laissé les groupes armés occuper le nord du pays pour ne pas organiser des élections et invoquer l’occupation du nord pour des buts inavoués plutôt que de défendre l’intégrité du territoire national.

C’est là où sa responsabilité est encore plus lourde que celle de Pétain. Pétain a subi une occupation, Amadou Toumani Touré l’a planifiée. Après la débâcle, de Gaulle a appelé à la résistance et réorganisé l’armée, l’a réarmée moralement pour la grande bataille de la reconquête.

La bataille des villes du nord doit être celle de l’armée malienne

« La bataille de France doit avant tout être la bataille des Français », disait de Gaulle. Pour nous aussi, la bataille de Tombouctou, de Kidal et de Gao doit avant tout être la bataille de l’armée malienne. C’est pourquoi nous sommes d’accord avec la position du président François Hollande, l’armée malienne n’a besoin que de soutien logistique pour libérer le nord du pays.

L’Etat se reconstruit…

L’Etat qui s’est effondré est en train d’être reconstruit, l’armée qui a été réarmée moralement est en train d’être rééquipée afin qu’elle soit à la hauteur des circonstances exceptionnelles de sa mission historique. La vie politique n’est pas une priorité pour nous. En mars 2012, nous avons cru devoir prendre nos responsabilités pour agir et aboutir à ce qu’on appelle un coup d’Etat. Il est à notre sens vertueux car nous n’avions que le seul dessein de sauver ce qui restait de la République.

Guerre contre le terrorisme

La sécurité est à la base du contrat social et, moralement, un gouvernement qui a failli au point de perdre les deux tiers du territoire ne pouvait plus rester en place. Par ailleurs, la bataille pour libérer le nord du Mali s’inscrit dans une guerre mondiale contre le terrorisme. Dans les années 1990, la communauté internationale avait fait preuve de cécité politique en laissant le commandant Massoud seul face aux talibans en Afghanistan. Le nord du Mali est comparable à l’Afghanistan des années 1990 quand Al-Qaida venait de s’y installer pour en faire une base mondiale pour le terrorisme.

Aider le Mali à chasser Al Qaida, c’est aider soi même

Pour l’Occident et le monde arabe, aider le Mali à chasser Al-Qaida, c’est s’aider soi-même, car Al-Qaida au Maghreb islamique veut transformer Tombouctou en Kandahar et Gao en Kaboul. Le nord du Mali serait la base arrière d’où partiraient les terroristes pour lancer des attaques à l’étranger. Le processus a déjà commencé, nous notons la présence de plus en plus importante d’Algériens, de Pakistanais, de Soudanais et de ressortissants du Golfe. Nous demandons donc à la communauté internationale d’accorder son appui à l’armée ainsi qu’aux autorités de la transition.

Nous aspirons à un Mali démocratique

Nous aspirons à un Mali démocratique, respectant ses minorités et les droits de l’homme. Dans le nouveau comité militaire de suivi des réformes des forces de défense et de sécurité, créé par une loi et rattaché au président de la République, le seul credo qui vaille est l’émergence d’une armée malienne républicaine, garante d’une démocratie exemplaire au service de la paix et de l’intégrité territoriale du Mali.

Amadou Haya Sanogo, président du Comité Militaire de Suivi des Réformes des Forces de Défense et de Sécurité (Mali)

Source: Mali Demain

Mouvement vert jaune rouge / François Hollande remercié, Blaise Compaoré dénoncé
Dans une lettre déposée à notre rédaction, le Mouvement Vert Jaune Rouge exprime sa profonde gratitude à Monsieur François Hollande, Président de la République Française et Madame Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine, pour leur engagement sans faille pour la libérer ration des régions nord du Mali.

Dans la même lettre, le Mouvement a dénoncé la négociation entamée par Blaise Compaoré avec des éléments du MNLA et d’Ançar Eddine. «Depuis la nuit des temps, la reconnaissance est une valeur morale  largement partagée par les populations maliennes. Conformément à cette valeur ancestrale, le Mouvement Vert Jaune Rouge, de façon solennelle, exprime sa profonde gratitude à Monsieur François Hollande, Président de la République Française et Madame Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine, pour leur engagement sans faille pour la libération des régions nord

Source: Telediaspora.net

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Politique