Thursday, June 20, 2013

Revue de Presse Africaine de telediaspora.net

Posted on November 25, 2012
Alpha Condé

GUINEE
Contrat de trois millions d’euros entre le président Alpha Condé et une société de sécurité israélienne pour l’exfiltrer en cas de soulèvement populaire

(guinee 58 ) Les multiples soubresauts qui se succèdent depuis quelques mois à Conakry et dans les provinces intérieures inquiètent les autorités Guinéennes au plus haut niveau. Au-delà de la peur de perdre leurs pouvoirs totalitaires et donc leurs privilèges, les responsables Exécutifs Guinéens se préoccuperaient fortement pour leurs vies. A commencer par le premier d’entre eux.

Le président Alpha Condé qui refuse catégoriquement d’aller à la rencontre de ses compatriotes de la Guinée profonde depuis son arrivée aux manettes par peur pour sa vie aurait déjà commencé à songer à son devenir en cas de crise politique. Pour avoir la vie sauve tout en continuant à mener une vie mondaine sur le dos du contribuable Guinéen, les autorités Guinéennes ne lésinent pas sur les moyens. En plus des recrutements clandestins des bandes armées en dehors de procédures légales, le président Alpha Condé aurait d’autres cartes en mains pour avoir la vie sauve en cas de chaos dans notre pays.

Recours à une société de sécurité privée étrangère pour l’exfiltrer

Les Guinéens ne sont pas au bout de leurs surprises sur les méthodes cyniques qu’adopte le président Alpha Condé pour la conservation de son pouvoir. A défaut de pouvoir conserver son pouvoir, le président Alpha Condé aurait imaginé une autre parade pour sauver sa vie tout en ignorant celles de ses proches conseillers au cas où notre pays serait confronté à une crise capable d’emporter le régime actuel. Selon de sources provenant des services de renseignements occidentaux corroborés par des agents consulaires et diplomatiques Guinéens basés en occident qui ont servis d’intermédiaire, le président Alpha Condé aurait signé un contrat de trois millions d’euros avec une société de sécurité privée israélienne pour assurer son exfiltration en cas de crise majeure en Guinée. La nature de la crise ne serait pas précisée. Qu’il s’agisse d’un soulèvement populaire ou militaire, dès qu’on sent que la vie du président Alpha Condé est menacée, cette société serait chargée de l’héliporter d’où qu’il se trouve sur notre territoire national pour le faire évacuer de la Guinée en compagnie de son fils Mohamed Condé et de son épouse. Le deuxième volet de ce contrat avec cette société de sécurité israélienne serait de neutraliser les opposants du président Alpha Condé.

Si on ne peut pas en vouloir au président Condé de penser à sauver sa vie par tous les moyens mais on peut tout de même le reprocher de ne pas penser à la population Guinéenne qu’il est censé protéger mais surtout à ses proches conseillers civils et militaires qu’il compte laisser à la vindicte populaire et donc dans les couloirs de la mort.

Selon le contenu de ce contrat signé en catimini en dehors de toute procédure légale, cette société veillerait aux grains à ce qui se passe en Guinée avec une capacité d’atterrir en Guinée pour sauver la vie du président Condé ceci jusqu’en fin 2015. Si avant cette date, les évènements qui se produisent dans notre pays ne sont pas de nature à mettre en danger la vie du président Guinéen, la dite société empocherait cet argent. C’est donc une sorte d’assurance vie mais non des frais de protections en tant que tels. Ce ne sont pas les frais de l’exfiltration qui sont évalués à trois millions d’euros mais plutôt le fait pour cette société de s’engager à l’évacuer de la Guinée c’est à dire le mettre hors état de nuire.

Il importe de rappeler que ce n’est pas la première fois que le président Condé sollicite des services étrangers. Lors de ses multiples déplacements à l’étranger, il fait régulièrement appel à des médias étrangers payés à prix d’or pour couvrir les évènements tout en écartant les services dédiés à ce type de missions de la RTG. Pour négocier les contrats avec les géants miniers, il fait recours à des cabinets de conseils étrangers sans solliciter les services de cadres spécialistes reconnus des questions minières que dispose notre pays. Même pour la formation des agents de forces de défense et de sécurité autre fois devolue à notre vaillante armée nationale, le président Alpha Condé fait appel à l’étranger en l’occurrence l’Angola pour la formation de nouveaux recrus au sein de l’armée.

Pour revenir à ce contrat de protection avec cette société de sécurité privée israélienne, cette énième bizarrerie du président Alpha Condé à l’endroit des Guinéens vient se greffer à la longue liste des comportements qu’il a adoptés de par le passé pour prouver le mépris et le manque de considération qu’il a pour notre pays et nos compatriotes. Une fois de plus, il prouve que son combat n’est pas pour le développement de notre pays mais juste pour se remplir les poches par le bradage de nos ressources naturelles.

Nous y reviendrons…

Aly Soumah & Hassane Sow, www.guinee58.com, Conakry

El Tigre à Bamako, le nord Mali doit trinquer, la Guinée aussi…

(Guinee7 )  Général Sékouba Konaté alias El Tigre, ci-devant président de la Transition guinéenne, haut commandant de la Force Africaine en Attente (FAA) doit bientôt s’installer à Bamako pour coordonner la lutte contre les islamistes au Nord Mali. C’est sa mission officielle. Mais contre toute attente, le grand félin a, officieusement un autre plan : traquer des militaires de l’entourage du président guinéen pour avoir orchestré l’arrestation de ses amis. C’est lui qui le dit dans une émission à grande écoute. Autant dire qu’El Tigre menace…son propre pays. Ce qui fait dire à certains qu’Alpha Condé devrait dès maintenant s’opposer à son mandant à la tête de la FAA. Notre analyse.

Sékouba Konaté mesure-t-il la grandeur et la noblesse de ses responsabilités actuelles à la tête de la Force Africaine en Attente ? Sait-il qu’il est là parce que soutenu par son pays d’origine ? Sait-il qu’à ce poste, il est astreint à un devoir de réserve ? Ces genres de questions, on peut les lui poser à l’infini.

En attendant faisant un peu dans le mélange de genre, il promet, quand il sera installé à Bamako, l’enfer aux militaires qui entourent le président. Ces militaires ‘’menteurs et démagogues qui ne cherchent à défendre que leurs propres intérêts’’ (Sic)

Il profite de son interview pour plaider en faveur de ses proches : le président devrait gracier les militaires interpellés suite à l’attaque de la résidence de celui-ci le 19 juillet 2011 ; il devrait aussi travailler avec Baidy Aribot, un proche parmi les proches du Général.

Le tigre, Général de surcroit, a, avec cette sortie, transgressé certaines valeurs, c’est le moins qu’on puisse dire. Il est d’abord de l’Armée, ‘’la grande muette’’, l’appelle-t-on. Elle ne sort de sa réserve habituellement que quand il faut défendre son pays et…les valeurs, parfois. Et non les amis comme le fait si bien le Général. Question : Que cache la sortie du Général maintenant ? Au moment où la justice avance dans le dossier du 19 juillet, au moment où Baidy pour qui, il avait aménagé des postes juteux pendant ‘’sa’’ transition notamment aux Mines, a des démêlés avec la justice ? On est tenté de répondre que tout ça n’est que des moyens dilatoires pour influencer la justice ou la stopper net.

Le tigre, les spécialistes vous le diront, est un prédateur qui chasse de préférence les proies de grandes tailles. Notre tigre à nous s’est donc assigné un challenge: celui de faire la guerre aux gros calibres de l’armée guinéenne qui sont autour du président. Pourra-t-il le faire sans déstabiliser la Guinée ? C’est la question. En tout cas certains pensent que le président Condé devrait saisir les instances de l’Union Africaine pour attirer leur attention sur un possible détournement de la mission du Général Konaté à Bamako. Et s’opposer à son mandat à la tête de la Force Africaine en Attente.

Aziz Sylla

Guerre des chefs à l’UFDG : « Dites à Bah Oury de prendre son passeport et rejoindre le Général Nouhou Thiam en prison… » dixit Dr Fodé Oussou Fofana

(Le Jour (gn)) Il est 18h ce lundi 19 novembre 2012 du côté de l’océan Atlantique notamment au pays de l’oncle Sam. Les messages (sms) commencent à faire le tour de la « cité » invitant les Guinéens et particulièrement les ufdgistes à écouter Dr Fodé Oussou sur « Jacques Roger Show ».

Très certainement le plateau de la radio de ce confrère a connu une « bousculade » par le nombre d’auditeurs qui se connectaient instantanément pour écouter l’invité du jour, qui est le vice-président de l’UFDG en visite « privée » aux Etats-Unis depuis vendredi passé.

Ceux qui disaient qu’un certain Oumar Wann du bureau national de l’UFDG avait franchi la ligne rouge dans ses attaques contre le premier vice-président du parti, il y a quelques mois, n’ont rien vu ou entendu encore. Car Dr Oussou Fofana a démontré au cours de cette interview que « l’assaut final » contre un des leurs (Bah Oury, 1er Vice-Président) est une « priorité» au sein de l’UFDG.

A son arrivée aux Etats-Unis, Dr Fodé Oussou commence par nier qu’il y a une tension entre Cellou Dalein et Bah Oury et il affirme que c’est sur Media d’Afrique qu’il l’a appris. Il avait un ton, bien que politique, d’apaisement dans son langage et disait qu’il ne veut pas débattre les sujets internes de son parti sur la place publique. En quelque sorte, il était sur la trajectoire des partisans de Cellou Dalein, qui ne veulent pas du tout que la presse fasse échos des remous au sein du plus grand parti politique du pays.

Après cette sortie médiatique sur les antennes de Media d’Afrique le dimanche 18 novembre dans l’émission « Diaspora Africaine », les « choses sérieuses » commencent dans le feuilleton Bah Oury-Cellou Dalein.

Pourquoi n’avait-il pas cherché à rencontrer son frère et collègue du parti lors de son long séjour outre atlantique ?

Dr Oussou Fofana réplique « quand je suis arrivé en France, j’ai appelé Bah Oury et nous avons parlé dix minutes et il a promis de me rappeler et quand j’ai rappelé la prochaine fois et il a reconnu mon numéro il n’a pas pris, j’ai décidé de ne plus rappeler … ». L’avis des auditeurs étaient partagés après cette déclaration du vice-président, ce qui reste clair, le doute et les interrogations persistent.

Chez nos confrères de « Jacques Roger Show », c’est un autre Dr Oussou Fofana qui a été entendu par les mêmes auditeurs qui ont commencé à se demander est-ce que c’est la fin des rapports Bah Oury et Cellou Dalein. Car il n’a pas été tendre envers son frère politique en exil force en France.

Qu’est-ce que l’UFDG a fait pour Bah Oury depuis sa sortie forcée du pays ?

La réponse de Dr Oussou a été cinglante et même choquante « dites à Bah Oury de prendre son passeport et rejoindre le général Nouhou Thiam en prison et il comprendra ce que nous sommes en train de faire pour lui.. ». Avec ce genre de déclarations, les partisans de l’unité au sein de l’UFDG ont compris que les partisans de Cellou Dalein sont maintenant décidés à envoyer Bah Oury au « cimetière politique».

Qu’est-ce que vous en train de faire pour amener Bah Oury et Cellou Dalein à la réconciliation ?

Dr Oussou Fofana répond : «El hadj Cellou Dalein, Bah Oury et moi, nous ne serons plus dans un même parti.. » l’invité est allé jusqu’à qualifier Bah Oury de « menteur », certainement que c’est un mensonge que le régime du Pr Alpha Condé veut sa peau et qu’il a choisi le chemin de l’exil.

M. Oumar Wann ne disait-il pas que c’est Bah Oury qui est derrière l’attaque contre la résidence du président Condé le 19 juillet 2011 et toute la direction nationale, Cellou Dalein au premier rang, de l’UFDG s’était montré solidaire à lui?

A entendre Dr Fodé Oussou se défouler contre Bah Oury, il est facile de comprendre pourquoi M. Oumar Wann avait tenu des propos de ce genre, car il est allé plus en détails dans ses propos.

Même les commerçants peulhs n’ont pas été épargnés par Dr Oussou, il les accuse d’avoir augmenté les prix de denrées, sur instruction de Bah Oury, entre les deux tours de la présidentielle, il donne raison à Alpha Condé qui ne ménage aucun effort pour les détruire, le richissime Diallo Sadakadji ne dira pas le contraire, les commerçants de Madina sont avertis, un homme averti en vaut « Dr Oussou et lui-même ».

En tout cas, avec des propos de « solidarité » de ce genre, Bah Oury n’a pas d’être rappelé où se trouvent ses vrais adversaires dans sa difficile « exil politique ».

Une certaine Mme Sylla de la Philadelphie, ne confirme-t-elle pas cette tendance au sein des supporteurs de Cellou Dalein ? Lors du passage de Sadio Barry de guineepressse.info sur le même plateau de « Jacques Roger Show », cette dame ufdgiste est venue dire tout haut ce qui se dit dans certains milieux. « Mon nom est Aissatou Diallo et je suis originaire de Labé, celui qui attaque El hadj Cellou Dalein et Dr Fodé Oussou, je l’attaquerais ». N’est-ce pas la même Mme Sylla qui invitait Bah Oury à quitter l’ufdg et aller créer son « parti de 50 personnes » et les laisser tranquille ?

Ce qui est certain, le Pr Alpha Condé se félicite de ce débat inter ufdgiste et se moque de la durée du feuilleton, car il a d’autres stratégies pour « l’opposition ». C’est de gagner aisément sa majorité à la future assemblée et Cellou Dalein ne dira pas le contraire.

Silence, au moment où nous mettions ce texte en ligne, Dr Fodé poursuit sa visite « privée » aux Etats-Unis.

Saliou Bah/ Lejourguinee-USA

“Toute personne qui va tuer sera tuée” promet Alpha Condé

La Mosquée du quartier Sandervalia sise dans la commune de Kaloum a connu la visite du président Alpha Condé pour accomplir son devoir religieux de la prière du Vendredi.

Cette visite a créé un mouvement au sein dudit quartier de part et d’autre.

El. Alpha Condé a saisi cette occasion pour revenir sur l’assassinat de la directrice du trésor public, Mme Aissatou Boiro pour annoncer que les enquêtes sont déjà engagées et que “toute personne qui va tuer sera tuée“. Le Chef de l’Etat avant de regagner le palais Sékoutoureyah  a visité le tout nouveau bureau du Journal des Appels d’Offres et Offres d’Emplois (JAO).

Les populations de la localité se sont félicitées de l’acte du président et se sont réjouies malgré que les routes fussent envahies par les forces de l’ordre voir même la mosquée.

C’est sur des applaudissements que le cortège a quitté le quartier de Sardevalia pour se diriger vers le palais Sékoutouréyah.

Rappelons que depuis que le président est revenu des lieux saints de l’islam, il ne manque pas les prières de vendredi, dont la dernière fut celle effectuée à la mosquée Kébeya à Coleyah dans la commune de Matam.

Oumar M’Böh pour Aminata.com

DOUBLE MEURTRES DE KIPE : Les versions qui circulent…

L’ex-directrice nationale du trésor public, Madame Boiro a rejoint mardi dernier sa dernière demeure, dans sa ville natale de Koundara, après la prière de 17 heures. En présence d’une forte délégation gouvernementale. Bien avant, elle avait reçu un hommage dans la salle des congrès du Palais du peuple. Hommage auquel le président de la République, la quasi-totalité des membres de son gouvernement, les représentants d’institutions internationales et des diplomates de la place, avaient tenu à participer à cette reconnaissance nationale. C’est dire toute la confiance et le respect que Madame Aïssatou Boiro avait réussi à inspirer, en raison de sa tendance quasi-naturelle à faire les choses dans les règles de l’art, et en privilégiant les intérêts supérieurs du pays aux siens propres. D’ailleurs, la version officiellement admise dit que sa mort serait justement liée à cette probité

D’ailleurs, la version officiellement admise dit que sa mort serait justement liée à  cette probité. Elle serait ainsi la victime de ceux qu’elle  aurait empêchés de dilapider les deniers publics et puiser dans les caisses de l’Etat. Les partis politiques de l’opposition dans leur ensemble ont bondi dessus pour flétrir le bilan sécuritaire du président Alpha Condé. On aura ainsi entendu parler d’un « commando de la mort ». Même la presse n’a pris aucune précaution. Elle aussi a versé dans cette facilité ambiante. Et très vite, une version a fini par se dresser et s’imposer. Sans aucune base factuelle. En attendant, les résultats des enquêtes policières, GuineeConakry.Info a tendu son micro à Kipé, pour entendre de certains témoins de visu, leurs versions des faits.

D’autres versions, en effet,  circulent. Pas forcément qu’elles soient plus crédibles, mais elles permettent au moins de voir autrement les choses. De manière moins passionnée, peut-être. Des versions recueillies auprès de gens qui disent avoir vécu le double drame aux alentours du Lycée de Kipé.

Selon le premier, les faits se sont déroulés ainsi qu’il suit : “Ce vendredi-là, il était un peu moins de 21 heures et comme chaque soir, le tronçon menant de Taouyah au Centre-émetteur de Kipé était très embouteillé. Dans l’ordre, le véhicule de Madame Boiro avait devant lui, une autre voiture, puis celle des assaillants et le 4X4 de l’autre victime, Paul Temple Cole. Au niveau du carrefour du lycée de Kipé, estimant qu’il était temps d’intervenir, les assaillants sont subitement sortis de la ligne et sont vite remontés à hauteur du véhicule de l’ingénieur informaticien d’Eti-Bull. Une fois à son niveau, les bandits ont exigé qu’il descende la vitre, ils ont tiré, l’ont molesté ».

Certains témoins racontent aussi que Madame Cole, les aurait priés et dit d’emporter tout ce qu’ils voulaient, mais de laisser la vie sauve à son mari. Hélas, ils n’ont rien voulu comprendre et ont plutôt tiré sur Paul.  C’est alors que la dame se serait déchaînée et aurait lancé aux assaillants armés, en confiant son enfant aux témoins: “Vous me tuerez-moi avec mon mari !” Elle recevra deux balles. (Ndlr: elle a pu être sauvée à la clinique sino-guinéenne de Kipé, après l’extraction desdites balles).

Un autre témoin précise: « Les bandits ont emporté la Toyota Rav4  de M. Paul Cole et toutes les autres affaires qui étaient dedans. » Mais, s’agissaant de Madame Boiro, poursuit notre interlocuteur  « Il paraît qu’elle revenait du travail, à bord de sa voiture, quand soudain, elle a entendu les coups de feu. C’est alors qu’on aurait vu débouler un véhicule 4×4. Je pense que voyant tous les clignotants allumés de cette auto, et s’imaginant peut-être qu’il s’agit de la police, ou peut-être tout simplement en proie à de la drogue, les bandits ont tiré en direction du véhicule de Madame Boiro ».

La suite, selon nos enquêtes, le chauffeur de Madame Boiro aurait remonté la Transversale n°2, c’est alors qu’il se serait rendu soudain compte que sa patronne était atteinte. Il aurait ainsi comme, il n’était plus loin de la clinique Mères-Enfants du Professeur Baldé, garé là et appelé les médecins au secours. Ils constateront avec regret le décès de la directrice.

Sur la base de ces témoignages, la principale cible des assaillants ne serait donc pas Madame Boiro, mais plutôt l’employé d’Eti-Bull. Paul Cole, devant voyager le lendemain pour l’extérieur. Il venait de faire du change en devises étrangères. Il aurait donc été suivi par ceux qui voulaient lui arracher cet argent!  Madame Boiro serait en somme, ”une victime collatérale”.

Ce sont ces éléments que la police et la gendarmerie devraient démêler, pour que les Guinéens soient effectivement situés. L’intérêt de ces différentes versions réside dans le fait qu’elles pourraient sonner comme un rappel en direction de tous ceux qui, sans aucun fondement, se sont lancés dans des conclusions hâtives. Comme si la police n’avait pas pour rôle d’élucider ce genre d’affaire. Justement, pour cette même police, le défi réside dans le fait qu’elle doit aller au-delà de toutes les supputations pour restituer la vérité des faits. C’est ainsi seulement qu’elle réussira à se faire respecter comme institution républicaine.

Ces  versions, même si elles se confirmaient, ne seraient point de nature à justifier ce qui s’est passé. Que l’on soit “la cible principale” ou “la victime collatérale”, aucun Guinéen ne mérite d’être tué comme l’ont été ces deux braves fils et fille du pays.

Maïmouna Fofana pour GuineeConakry.info

Côte d’Ivoire : voici le nouveau gouvernement

La liste des membres du gouvernement Duncan a été rendue publique ce jeudi midi par le Secrétaire général de la présidence de la République, M. Amadou Gon Coulibaly. Voici la composition du nouveau gouvernement :

Président de la République, Ministre de la défense: Alassane Ouattara

Premier ministre, ministre de l’Economie et des finances : Daniel Kablan Duncan

Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : Hamed Bakayoko

Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères: Charles Koffi Diby

Ministre d’Etat, ministre du Plan et du développement: Albert Mabri Toikeusse

Ministre d’Etat, ministre de l`Emploi, des Affaires sociales et de la formation professionnelle: Moussa Dosso

Garde des Sceaux, ministre de la Justice, des droits de l`Homme et des libertés publiques: Gnénéma Mamadou Coulibaly

Ministre auprès du Premier ministre, chargé de l`Economie et des finances: Mme Nialé Kaba

Ministre de l`Intégration africaine et des Ivoiriens de l`extérieur: Ally Coulibaly

Ministre du Pétrole, des mines et de l`énergie: Adama Toungara

Ministre de l`environnement, de la salubrité urbaine et du développement durable: Rémy Allah Kouadio

Ministre des infrastructures économiques: Patrick Achi

Ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative: Konan Gnamien

Ministre de l`Education nationale et enseignement technique: Mme Kandia Kamissoko Camara

Ministre du Commerce, de l`Industrie et de la promotion des PME: Jean-Louis Billon

Ministre de l`enseignement supérieur et de la recherche scientifique: Ibrahima Cissé Bacongo

Ministre des Transports: Gaoussou Touré

Ministre des ressources animales et halieutiques : Kobenan Kouassi Adjoumani

Ministre de la Santé et de la lutte contre le SIDA: Mme Raymonde Goudou Coffie

Ministre de l`Agriculture: Mamadou Sangafowa Coulibaly

Ministre de la Construction, du logement, de l`assainissement et de l`urbanisme: Mamadou Sanogo

Ministre de l`Industrie : Jean-Claude Brou

Ministre de la Solidarité, de la famille, de la femme et de l`enfant: Anne Désirée Ouloto

Ministre de culture et de la francophponie: Maurice Bandaman

Ministre de la Poste, des technologies de l`information et de la communication, porte-parole du gouvernement: Bruno Nabagné Koné

Ministre des Eaux et forêts: Mathieu Babaud Darret

Ministre de la Communicaton, porte-parole adjoint : Mme Affoussiata Bamba Lamine

Ministre du tourisme: Roger Kakou

Ministre de la promotion de la jeunesse, des sports et loisirs: Alain Michel Lobognon

Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense: Paul Koffi Koffi

De retour de La Haye Alain Cappeau donne les dernières nouvelles de Gbagbo

Un politologue disait dernièrement que le principal obstacle à l’initiative de chacun, était cette lourde masse des autres qu’il fallait remuer. A l’évidence, pour le commun des mortels que nous sommes chacun d’entre nous, cette masse est une chape qui nous broie d’autant plus qu’elle retourne d’une mécanique administrative ou d’une institution judiciaire. En revanche pour un individu d’exception ce n’est que cette lourde masse des autres, cette vox populi, qui une fois lancée offrira la plus grande énergie cinétique pour tout bouleverser sur son passage, et ainsi libérer son initiative. Cette dichotomie est aujourd’hui tout ce qui fait la différence, entre le comportement de ce commun des mortels et celui de Laurent Gbagbo, entre des êtres prisonniers de leur liberté et un homme libre dans une prison, car c’est bien des feux d’une auto sédition que naît sa liberté, celle qui ni ne s’échange ni se négocie ! De sa prison de Scheveningen, Laurent Gbagbo observe, il prend des notes, il enregistre les faits et gestes de chacun, il apprécie les jeux de rôles des uns et des autres, il sait que la liberté meurt si elle n’agit point, il agit donc car il est libre, libre dans sa tête, et libre dans sa conscience. La liberté n’étant pas qu’un bien extérieur, de derrière ses barreaux, il la conquiert en lui-même et pour lui-même. De sa prison de Scheveningen, les 26 et 30 octobre dernier, quand Laurent Gbagbo relisait «Le procès des Templiers» (ouvrage publié par Jules Michelet), il aurait dû penser à des choses plus pressantes, mais il ne se laissait point presser car il savait que se jouait en son absence, d’une manière mécanique, un remake de ce qu’il était en train de relire. De sa prison de Scheveningen, Laurent Gbagbo sait qui est ce culbuto au fort petit crâne qui tire grossièrement les ficelles de son perchoir, il sait qui se laisse abuser et qui ira à la soupe le moment venu. L’homme pense en solitude et en silence, car si son corps est mis aux fers, son jugement reste libre. Quelle sérénité ressort de ce personnage exceptionnel dès qu’il apparait devant la lourde porte de son parloir ! On dirait même que le prisonnier est celui qui vient lui rendre visite, tellement celui-ci dégage une aura mystique. Laurent Gbagbo, paradoxalement apaise son visiteur dans une philosophie de mots, rien n’est plus docile que le pouvoir, me disait-il, il abdique, il s’en va, on le rappelle ! Il s’agit de bien savoir, au temps T, où l’on se trouve car toute politique est faite à la fois de ralliements et de trahisons. Lorsqu’on aborde justement la trahison de nombre de ses ex-collaborateurs, il baisse légèrement la tête, il reste un temps silencieux, puis la redresse et là on est surpris de la réaction, car il n’y a pas de réaction si ce n’est un petit rictus qu’il nous est impossible d’interpréter. Son timbre de voix est constant, rassurant, il vient probablement de cet océan de hasards programmé par quelque divinité! Laurent Gbagbo est au-delà de nous, de nos pensées, de nos jugements, il écoute religieusement son visiteur, il n’objecte jamais, on a l’impression de l’informer de quelque chose alors qu’il sait déjà tout ! Mais jamais il ne vous en fait la remarque. Quand son visiteur sort de son parloir, il est comme soulagé d’un poids, il est rentré, voûté et tendu, il en sort léger et purifié de tous miasmes. Laurent Gbagbo debout dans l’embrasure de la lourde porte, dans sa tenue de détenu, l’aura accompagné de son regard bienveillant jusqu’au bout du couloir et d’un dernier geste de la main lui aura souhaité bonne route. Cette simplicité et cette grandeur d’âme n’appartiennent qu’à lui, n’en déplaise à tous ses détracteurs, fanfarons du vice qui n’ont rien compris et ne comprendrons jamais rien à la supériorité, à la fois spirituelle et intellectuelle de cet homme. Un roi ne choisit pas, il est choisi. De sa prison de Scheveningen, Laurent Gbagbo est maître de son temps, il décide de décider car il sait que nul pouvoir, à fortiori un pouvoir imposé, n’a jamais bravé l’opinion, ce n’est qu’une question de temps ! L’exil, en terre néerlandaise n’efface pas Laurent Gbagbo de la mémoire de notre terre, bien au contraire, il conforte et exalte la grandeur du personnage, quand l’exécutif ivoirien en ferraillant dans la tyrannie et l’insalubrité mentale pour exister, s’enfonce dans les intrigues abyssales de l’animalité. Nous, les fidèles, les inconditionnels de Laurent Gbagbo, qui vomissons une justice boiteuse qui vient toujours trop tard, comprenons difficilement un professeur Gbagbo qui nous dit, alors qu’il est derrière les barreaux, que le grand tribunal instruit lentement, parce qu’il s’instruit lentement. Nous qui savons que nous ne savons pas, sommes interpellés par le niveau d’abnégation et de résilience que cet homme debout cultive humblement sans jamais se mettre lui-même au-dessus des autres, alors qu’il y est naturellement. De sa prison de Scheveningen Laurent Gbagbo est en paix avec lui-même, s’il souffre pour les autres, pour sa famille, pour ses amis, pour son peuple, il souffre cependant dans l’honneur car il sait que ce qui était qualifié de crime hier deviendra vertu demain. Gbagbo est dans la lignée de ce grand ramage de génies africains qui ne furent jamais soumis, ni à la peur ni à la contrainte, ni à la compromission et surtout pas à l’angoisse du temps qui passe, parce que c’est justement ce temps le meilleur des avocats ! Vous avez dit Mandela ! De sa prison de Scheveningen Laurent Gbagbo vit pleinement un sacerdoce qui le transcende, rien ne lui échappe ni l’anarchie au pays qui détruit toute obéissance d’un peuple pour ses gouvernants, ni la tyrannie gangréneuse des analphabètes, qui favorise la résistance, ni même celui qui «court comme un lutin par toute la demeure», ce Léviathan de l’extrême qui piaffe d’impatience
sur le perron du palais. En d’autres temps et en d’autres lieux, tout ça aurait pu amuser Laurent Gbagbo mais aujourd’hui de sa retraite juridico-spirituelle, l’homme a pris de la hauteur, il a pris une épaisseur qui le place bien au-dessus d’un microcosme politicien putride, il a une vision claire de ce que doit être l’architecture socio-démocratique de la Côte d’Ivoire de demain… et avec ou sans lui, car pour lui là n’est pas le problème ! Si les méandres de la justice des hommes ramènent bientôt Laurent Gbagbo sur ses terres, entendons par là, si un pouvoir discrétionnaire le ramène en Afrique, il va devenir l’intellectuel à consulter, le stratège à questionner, le visionnaire à courtiser, car au-delà d’une autorité charismatique dont dispose cet homme de bienséance, c’est bien une autorité supérieure qui le place aujourd’hui parmi les plus hauts dignitaires de ce continent, une autorité messianique ! Précisons quand même, à toutes fins utiles, pour les esprits mal tournés ou autres procurateurs mal pensants qui tenteraient de tirer quelque aubaine de ces propos, que Laurent Gbagbo d’où qu’il puisse se trouver ne s’exonèrera jamais de ses responsabilités à l’égard de la société des hommes. Ne pas respecter une parole donnée pour lui serait une offense à son intégrité d’intellectuel citoyen du monde. Si en société, en
audience ou en réunion, d’après l’opinion supposée du voisin chacun change un peu la sienne, ça n’est pas le cas pour Laurent Gbagbo qui aujourd’hui conduit seul ses réflexions sur les inévitables évolution socio-politiques à venir des Nations africaines, dans un monde globalisé en dangereuse effervescence. Alors ! Que Laurent Gbagbo de sa prison de Scheveningen ou d’ailleurs nous trace de nouvelles voies, qu’il nous renvoie à une autre hiérarchie des valeurs, à un nouvel ordre moral, semble plutôt salutaire pour le bien-être des
peuples africains asservis. Acceptons-en l’augure sans blasphémer, car l’inférieur suppose le supérieur, qu’on le veuille ou non !
Laurent Gbagbo est un révélateur qui nous enseigne une vérité qui est en dedans de nous. Chaque fois qu’il a dit « asseyons-nous et parlons » c’était pour que chacun découvre un moyen de mieux se connaitre soi-même. Son expérience, ses postures pour le droit, son sens de l’abnégation, sont des savoirs, des références, des exemples à suivre pour tout individu épris de justice et de liberté. Acceptons-en l’augure sans blasphémer, car le supérieur suppose aussi le divin, qu’on le veuille ou non !
Alain Cappeau,
Conseiller Spécial du Président Laurent Gbagbo.
NB : Les titres et surtitre sont de la
Rédaction

Palabres autour d’une villa à Angré: Zokora Ddier ( Maestro) chasse ses beaux-parents

Le feuilleton Alphonsine Zokora-famille Diallo a pris fin, hier matin. A Abidjan pour régler l’affaire, Didier Zokora, aidé par le Commandant Wattao, a finalement récupéré sa villa-duplex.

Depuis hier matin, avec le concours du Commandant Issiaka Ouattara dit Wattao, la villa numéro 70 située aux Arcades II à Cocody-Angré, a finalement été récupérée par son propriétaire. En effet, Didier Zokora dit Maestro, expressément venu de Turquie pour définitivement régler le différend qui l’oppose à sa belle famille au sujet de la luxueuse villa, évalue sereinement les travaux à refaire pour lui redonner de l’éclat. Déjà, l’état de la piscine le désole. Avant son retour en Turquie dimanche, l’international ivoirien s’adonne à un inventaire de ses biens laissés dans la résidence et entend désormais la confier à sa mère Alphonsine. Flash back. Samedi dernier, le footballeur a la mauvaise surprise d’apprendre par sa mère que les frères de son épouse Mariam Diallo font des difficultés pour libérer sa maison. Défiée et menacée qu’elle est par Ibrahim, Oumar et « Tout petit ». Ces derniers encouragés par leur sœur aînée, Awa, refusent de céder. Dans le quartier, d’ordinaire calme, le scandale gêne. L’affaire se règle au commissariat du 35è arrondissement situé à la Riviera Palmeraie. L’officier de service dans ledit commissariat, après avoir échangé au téléphone avec Didier Zokora, insiste pour que les clefs de la villa soient remises à Alphonsine Zokora. Celle-ci, ravie, retrouve la villa, change les serrures et s’adonne à un nettoyage en bon ordre. Elle n’aura malheureusement pas le temps de l’achever que les frères de Mariam Diallo, escortés par des FRCI avec à leur tête le prénommé Commandant Ziguehi, récupèrent la maison. Cela, au grand dam de maman Zokora. Celle-ci dont la santé est devenue fragile, craque. Alerté, Didier Zokora obtient la permission de son club et de son sélectionneur, avant de mettre le cap sur l’Espagne. A Séville où il a joué et où vivent encore ses quatre enfants et son épouse, il a un tête-à-tête avec celle qui refuse le divorce. Puis, il débarque à Abidjan pour mettre un terme à la mauvaise plaisanterie qui n’a que trop duré. Mais l’équation n’a pas été aussi simple à résoudre. De bonnes sources, Didier Zokora aurait usé de son riche carnet d’adresses pour mettre fin au calvaire de sa maman. Hier matin, le Commandant Wattao, ami du footballeur, a donc effectué le déplacement aux Arcades avec un léger détachement. Finalement, il n’aura pas eu à user de la force car Awa, Ibrahim, Oumar et « Tout petit » se sont fait petits et ont été sermonnés. « Je ne veux plus vous voir ici, aurait tancé Wattao. Si j’entends encore que vous êtes venus déranger les gens, je vais me fâcher… ». Le message étant passé cinq sur cinq, le calme est revenu. Définitivement ? Espérons-le. En attendant, une Mercédès du joueur restée dans le garage a été emportée par les frères Diallo. Pour rappel, Didier Zokora a épousé Mariam Diallo en Belgique en 2001. Aujourd’hui, malgré la présence de quatre enfants, le couple est en séparation de corps et en instance de divorce. Jusque-là, les deux villas du couple situées à la Riviera Bonoumin et aux Arcades II étaient gérées par la famille Diallo.
Guy-Florentin Yameogo

Dissolution du Gouvernement : Tout est mélangé au Rhdp

Alassane Ouattara dissout son gouvernement le mercredi 14 novembre 2012. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Premier ministre et son équipe n’ont pas vu venir le danger. En tous cas, pas le Pdci qui croyait toujours à une coalition solide et prometteuse au sein du Rhdp. Ahoussou Jeannot n’ayant été averti qu’aux environs d’1 heure du matin, dans la nuit du mardi au mercredi. Que non. Derrière les vitres du Palais présidentiel et de la Rue Lepic, quelque chose se préparait et les dés déjà pipés pour Henri Konan Bédié. Et dans une moindre mesure, Albert Mabri Toikeusse de l’Udpci. Ces formations politiques membres du Rhdp apprennent à leur grande surprise que leur attitude durant le vote du projet de loi sur le mariage en commission est un crime. Arguant l’absence de solidarité au sein de la Majorité Rhdp, Alassane Ouattara a mis fin au gouvernement Ahoussou mis en place il y a huit mois. En effet, formé le 13 mars, le précédent gouvernement dirigé par Jeannot Kouadio Ahoussou, en vertu d’un accord attribuant le poste de Premier ministre au Pdci, n’avait jamais donné lieu à de telles dissensions. Aujourd’hui, la guerre larvée entre les têtes de pont de la coalition est apparue au grand jour. D’abord avec un communiqué signé du secrétariat du Pdci qui n’a pas manqué d’indexer le pouvoir sur la situation sécuritaire en Côte d’ivoire, notamment la détention d’armes par des personnes non autorisées, dont les dozos. A l’entame du mois d’août 2012, une vague d’attaques d’un commando mystérieux portent un coup à l’armée de Ouattara. Les positions des Frci sont attaquées par des individus non identifiés qui font des pertes en vies humaines et des disparations d’armes, de munitions. Le camp Ouattara accuse aussitôt le camp Gbagbo d’être l’instigateur de cette violence. Non sans lorgner le Pdci. Ouattara reproche à Ahoussou-Kouadio, Premier ministre, son inertie face au Fpi. Une déclaration au lendemain des attaques du mois d’août est censurée sur la Rti1. Débute alors une crise de confiance entre les deux principaux alliés du Rhdp qui se regardent désormais en chiens de faïence. Les Ivoiriens attendaient qui serait, comme dans un film western, le premier à tirer, à ouvrir le feu. Pour que les conséquences soient tirées. De méfiance en défiance, les dés sont finalement jetés, le mardi 13 novembre 2012, quand le vote du projet de loi sur le mariage s’invite dans la guéguerre. Pour avoir souhaité, sans succès, la compréhension de tous sur la nécessité d’amender ce projet de loi, le Pdci subit le courroux du Rdr, piloté par Amadou Soumahoro. «Nous allons tout faire pour que cette loi passe et elle passera», laissaient entendre dans le hall de l’hémicycle, des députés Rdr. A la pause déjeuner, qui a failli tourner à l’affrontement entre les deux camps. «En réalité voter en l’état ce projet de loi poserait plus de problème à la société ivoirienne qu’il n’en résoudrait. Dans une société organisée, il y a toujours un chef», ont pour leur part prévenu les députés Pdci, membres de la commission. Autant d’arguments qui ont fini à la grande surprise de faire passer la loi au forceps, pour satisfaire la volonté du maître. Alassane Ouattara aurait décidé ainsi. La suite est là. Non content de ce que le Pdci et l’Udpci, aient voté contre, Ouattara, sur conseil de son parti et d’Amadou Soumahoro, met fin aux activités du gouvernement. Un tour de force pour rien en fait. Puisque le mobile évoqué par Gon Coulibaly ne tient pas la route. En quoi un vote de loi en commission qui n’est pas encore passée en plénière devrait-il conduire à la dissolution d’un gouvernement ? En quoi cette loi sur le mariage, si elle est rejetée en plénière, empêcherait-elle Ouattara de tenir ses promesses de campagnes ? “Cela pose donc un problème au niveau de la solidarité à l’intérieur de l’alliance et du soutien de l’alliance” au gouvernement, a souligné M. Coulibaly. Absolument, l’argument de la dissension au sein de la Majorité semble être le prétexte tout trouvé pour Ouattara de se débarrasser d’Ahoussou Jeannot. Et surtout de régler des comptes au Pdci. Qui paie aujourd’hui de sa naïveté politique. Après s’être allié au Rdr pour faire chuter le président Gbagbo du pouvoir. 15 novembre 2010-15 novembre 2012. Deux ans après, le «pacte de Yamoussoukro» vole en éclats. Et l’Histoire donne raison à Gbagbo qui disait que Ouattara est «le candidat de l’Etranger». En clair, il ne fera que copier et coller ce que désire l’Occident. Sans tenir compte des conséquences. La dissolution du gouvernement par Ouattara le mercredi 14 novembre relève à coup sûr du dilatoire, du bricolage politique. Comme le dirait l’autre, certains ne changent pas leur manière de s’asseoir. Et Alassane Ouattara, vient de le confirmer. En restant un antidémocrate, qui se soucis peu des lois. Le Pdci, lui, se prépare à la riposte. Une réunion de crise s’est tenue le mercredi 14 novembre au siège du Pdci, à Cocody. On attend de connaître les décisions qui vont «tomber».
Toussaint N’Gotta

Crise au sein de la majorité parlementaire Rhdp : Fâché, Ouattara gronde Bédié et humilie Ahoussou

Les dissensions qui ont émaillé l’examen d’un projet de loi sur le mariage, le mardi dernier en commission à l`Assemblée nationale, ont emporté le gouvernement Ahoussou I. Et pour cause : «Les groupes parlementaires Pdci et Udpci ont voté contre le texte du gouvernement». En représailles, Alassane Ouattara a dissout, le mercredi 14 novembre 2012. De fait, Ouattara a pris le refus d’être des béni-oui-oui exprimé par des députés du Pdci et de l’Udpci comme une offense à sa personne, voire une haute trahison de ses alliés qui ont choisi le moment où son régime est dans les cordes, avec les sévères critiques des Ong de défense des Droits de l’Homme, pour lui couper l’herbe sous les pieds. Que pourrait-il faire d’autre ? Etant donné que les députés rebelles sont issus de partis politiques avec qui il partage le gâteau gouvernemental. D’où toute la colère contenue dans le propos du secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, qui précise que même les présidents des groupes parlementaires Pdci et Udpci ont voté contre le projet de loi sur le mariage.
Mais faut-il vraiment s’étonner de cet autre acte déraisonnable du président ivoirien ? Que nenni ! Ouattara hait la contradiction. C’est pourquoi il a fait des mains et des pieds pour avoir un parlement monocolore, une caisse de résonnance. Des députés «moutons», qui répondent «oui chef», quand ils ne lèvent pas mécaniquement les mains pour valider et transformer en lois de la république de Côte d’Ivoire toutes ces humeurs. Et pour atteindre ce but, le Rdr son parti, et ses bras séculiers de l’ex-rébellion, ont opéré des passages en force lors des élections législatives d’octobre 2011, en roulant dans la farine le Pdci d’Henri Konan et l’Udpci de Mabri Toikeusse, qui n’y ont vu que du feu. A titre d’exemple, à Yopougon, Sikensi, Tabou, Bouna, Doropo, Duékoué, Bangolo, Bouaké, Man, Facobly, etc. le parti de Ouattara s’est taillé la part du lion, au sortir d’une longue technologie électorale facilitée par l’inénarrable Youssouf Bakayoko, président à Cproblème de la commission électorale dite indépendante.
Après avoir transpiré comme il fait pour avoir le contrôle de l’hémicycle, il faut être assez fou pour penser un seul instant que le brave-tchê pouvait laisser Bédié et Mabri mettre du sable dans son «garba» (semoule de manioc très prisé par les Ivoiriens). «Les groupes parlementaires PDCI et UDPCI ont voté contre le texte du gouvernement». «Cela pose donc un problème au niveau de la solidarité à l’intérieur de l’alliance et du soutien de l’alliance au gouvernement». Alors «Le président a annoncé ce (mercredi) matin en conseil des ministres la dissolution du gouvernement». Que cela soit tenu pour dit et que nul n’en ignore ! Alassane Ouattara ne veut pas de la pluralité d’opinions en Côte d’Ivoire. N’en déplaise ! Ce qu’il veut ? Que les Ivoiriens lui obéissent au doigt et à l’œil, que les représentants du peuple laissent passer ses initiatives de lois comme lettre à la poste ! Même si ces dernières heurtent la conscience nationale, comme c’est avec cette loi sur le mariage. C’est sa solution pour une Côte d’Ivoire de béni-oui-oui !!!
Le film de la dissolution
Ce n’est pas être méchant que de le dire. Jeannot Ahoussou Kouadio est le premier des ministres de Ouattara, et non le Premier ministre, chef du gouvernement. C’est l’opinion d’un diplomate occidental en poste à Abidjan, qui suit de très près l’évolution de la situation politique en Côte d’Ivoire. En effet, selon cet observateur averti, le Premier ministre Ahoussou Kouadio a été le dernier à être informé par le président Ouattara de sa décision de dissoudre le gouvernement. Alors que juste après le couac au parlement le chef de l’Etat a battu le rappel des ministres issus du Rdr à sa résidence de la Riviera Golf, et leur a traduit sa déception quant à l’attitude du Pdci. Ils ont eu le temps de commenter en famille la «trahison» de Bédié et Mabri, et ont approuvé dans le même élan les vérités que Ouattara s’apprêtait à dire aux «rebelles». C’est très tard dans la nuit du mardi 13 novembre, longtemps après cette réunion de crise tenue dans son dos, que le chef de l’Etat a joint son Premier ministre à qui il a remonté les bretelles, pour son incapacité à rallier les députés Pdcéistes à la cause gouvernementale; avant de l’informer que le gouvernement sera dissout le lendemain, lors du conseil des ministres. Et puis silence Ahoussou n’a pas eu le temps de placer un mot, a-t-on commenté. C’était pour l’informer et non pour recueillir son opinion ! Ce n’est donc pas le Premier ministre qui a proposé la démission de son gouvernement au chef de l’Etat comme cela est écrit dans la constitution à son article 41, alinéas 3 : «Sur proposition du Premier Ministre, le Président de la République nomme les autres membres du Gouvernement et détermine leurs attributions. Il met fin à leurs fonctions dans les mêmes conditions». Le brave-tchê est là encore passé en force. Mais ce n’est pas tout. Il n’a pas épargné Bédié. Selon notre informateur, Ouattara a joint son aîné le doyen Bédié, pour lui exprimer sa déception de voir des députés Pdci s’opposer à une proposition de loi portée par une ministre issu du même Pdci. Le chef de l’Etat, à en croire notre source, n’a pas été doux avec Bédié. Il a même saisi cette l’occasion pour rappeler au président du Pdci que l’amitié se nourrissant de vérité, Bédié et ses députés devraient s’apprêter à assumer toutes les conséquences de leur acte de haute trahison. Car il est inacceptable que le président du groupe parlementaire Pdci soit partie prenante à cette mise à mort de la solidarité à l’intérieur du Rhdp et du soutien de l’alliance au gouvernement. Comme l’a repris pour l’ensemble des Ivoiriens, le secrétaire général du gouvernement Amadou Gon Coulibaly. Le Pdci va-t-il se dégonfler ou garder la tête haute après avoir fait échec au ballon d’essai de Ouattara. L’avenir nous le dira.
Barthélemy Téhin

Yasmina Ouégnin opposée à la promotion de la femme

Une femme qui épouse les discriminations faites aux femmes. Le député de Cocody, Yasmina Ouégnin s’est illustré hier au Parlement. En effet, l’élue s’est dressée contre la nouvelle loi sur le mariage en Côte d’Ivoire qui consacre l’égalité entre l’homme et la femme et qui stipule que les deux époux doivent désormais gérer la famille de façon collégiale. Cette promotion et surtout responsabilisation de la femme au sein de la famille n’agrée pas la jeune député. Elle a démontré cela par son vote ‘’non’’ tout au long de la procédure. Depuis les articles jusqu’à l’ensemble du texte, elle a dit non.

Au point de se faire remarquer par tous. Mais pourquoi et comment une femme peut-elle être opposée à l’éradication de la discrimination faite aux femmes? Là est la question. Et les uns et les autres se perdent en conjoncture en essayant de donner une réponse à cette interrogation. Yasmina Ouégnin refuse-t-elle la loi pour une considération personnelle ou est-elle véritablement opposée à l’émancipation et la promotion de la femme au sein de la société ivoirienne? En outre, malgré la levée de l’amendement du PDCI et surtout l’invite faite par le président du groupe parlementaire, Ouasénan Koné à l’ensemble de ses troupes à soutenir le projet de loi, elle a maintenu sa position contre la loi. Pourquoi est- elle si gênée par cette loi pourtant profitable aux femmes étant donné qu’elle lui reconnait une légalité avec l’homme. Au point de boycotter son parti. Une bonne raison personnelle peut expliquer cette position qui ne teint pas évidemment compte de l’intérêt général de la gente féminine en Côte d’Ivoire.

LO

Torture à l’échelle industrielle / Deux témoignages mettent en cause Chérif Ousmane et Koné Zakaria

Plus les autorités ivoiriennes, les ministres Gnénéma Coulibaly et Paul Koffi Koffi notamment, s’évertuent à nier l’existence de la torture sur des civils dans les camps militaires, plus les victimes, sous leur vraie identité, témoignent, preuves à l’appui, des pires sévices qu’elles ont subi des tortionnaires du régime Ouattara. Le Nouveau Courrier a enquêté sur de nouveaux cas. Deux victimes ont accepté de rendre témoignage, malgré les risques. Comme la plupart de leurs codétenus dont Le Nouveau Courrier a rapporté les récits traumatisants dans ses parutions antérieures, ces deux victimes de la furia des Forces républicaine de Côte d’Ivoire (FRCI) ont été enlevées à la suite d’un contrôle de routine, après les différentes attaques des camps militaires. Pour délit de faciès ou pour délit de coloration politique. Zéan Gnandé Appolinaire, maçon, né le 10 juillet 1982, originaire de Toulepleu

«Ils m’ont envoyé dans une forêt où ils ont tenté de m’égorger…»

J’ai été arrêté le 20 octobre dernier à Cocody-Angré par les éléments de Chérif Ousmane. J’ai été pris aux environs de 18 heures. Ils ont d’abord bandé mes yeux avant de m’assommer d’une brique sur la tête. S’étant érigés en véritable bourreau, ils ont ensuite pris une barre de fer pour me porter d’intenses coups sur mes genoux et mes tibias. La crosse des kalachnikovs n’a pas épargné ma colonne vertébrale. Après cela, ils m’ont embarqué dans leur pick-up pour me conduire dans une forêt où ils ont essayé de m’égorger. C’est à ce moment-là qu’ils reçoivent un coup de fil leur demandant de nous conduire, mes compagnons d’infortune et moi, à la base maritime de Locodjro. Nous pensions que notre calvaire allait prendre fin une fois sur palace. Hélas ! Une fois en ce lieu, mes bras ont été rudement attachés dans mon dos et mes pieds ligotés. Passée cette étape, les éléments de Chérif Ousmane me suspendent à un arbre à la renverse et me laissent tomber sur ma tête. Aux environs de 22 heures, ils décident de passer à une autre étape de la torture. La charge d’un fil électrique branché est directement mise en contact avec mon dos. On me fait asseoir de telle sorte que mes fesses ne touchent pas le sol pendant toute la nuit jusqu’à 17 heures. Le samedi 20 octobre 2012, nous avons été conduits à la Direction de la surveillance du territoire (Dst). 48 heures après notre séjour dans cet univers où nous avons trouvé de nombreuses personnes en peine, nous sommes conduits au camp «Génie» chez Koné Zakaria à Adjamé. Nous avons encore été repris pour être transférés à la Dst, ensuite dans une villa à Angré 7ème tranche, pour enfin atterrir à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Je voudrais préciser qu’à chaque étape correspond son lot de tortures. Nous étions l’objet de bastonnades, d’injures… Nous étions traités comme des animaux.
Tout le long des séances de torture, il nous était demandé de dire la vérité sur notre participation à l’attaque du camp d’Akouédo. Lorsque nous leur disions que nous sommes étrangers à cette attaque, c’est comme si nous ravivions la haine en eux et du coup, ils durcissaient leurs méthodes. Pour eux, il fallait que nous reconnaissions les faits d’implication dans l’attaque du camp pour que cessent les pires sévices que nous subissions.

Nioulé Liaysel Arsène, maçon, né le 22 décembre 1977, originaire de Toulepleu «Mon bras droit est mort, il ne fonctionne plus…»

J’ai été arrêté le 20 octobre 2012 à Cocody-Angré au même titre que Zéan Gnandé Apollinaire avec qui j’écume des chantiers de construction pour exercer mon métier de maçon. Les éléments de Chérif Ousmane m’ont fait coucher sur le ventre après avoir ligoté mes pieds et bandé mes yeux. J’ai également reçu des coups de crosse sur la tête parce que, selon eux, je suis le commanditaire de l’attaque d’Akouédo. C’est dans cette furia qu’ils exigent que je dévoile l’identité de toutes les personnes impliquées dans cette attaque. Pourtant, je n’en sais rien. Conduit à la base marine de Locodjro, j’ai été à nouveau ligoté (mes pieds et mes bras) sur deux poteaux de 22 heures jusqu’à 17h le lendemain, c’est-à-dire le dimanche. Ce n’est pas tout. Pendant ce temps, je suis régulièrement électrocuté pour m’amener à faire des aveux qu’ils veulent bien entendre. Au moment où je vous fais ce témoignage, mon bras droit est mort, il ne fonctionne plus. Nous avons été conduits à la Dst où nous avons été auditionnés quelques jours après, nos tortionnaires sont allés nous confier à Koné Zakaria au camp Génie. Avant de nous embarquer pour la Maca, nous avons à nouveau transité par la Dst.

La CPI a émis un mandat d`arrêt contre l`épouse de Laurent Gbagbo

La Cour pénale internationale a rendu public jeudi un mandat d`arrêt émis en février contre Simone Gbagbo, l`épouse de l`ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, pour des crimes contre l`humanité commis lors des violences post-électorales de 2010-2011.

“La chambre préliminaire I de la CPI a levé les scellés sur un mandat d`arrêt émis à lencontre de Simone Gbagbo pour quatre chefs de crimes contre l`humanité”, a indiqué la CPI dans un communiqué, précisant que le mandat d`arrêt avait été demandé par le procureur le 7 février et délivré sous scellés le 29 février.

Simone Gbagbo, 63 ans, est soupçonnée de meurtres, de viols et d`autres formes de violences sexuelles, dautres actes inhumains et d`actes de persécution, commis sur le territoire de la Côte d`Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, a précisé la CPI. Elle est détenue dans le nord de la Côte d`Ivoire depuis avril 2011.

Son époux, Laurent Gbagbo, est lui aussi soupçonné de crimes contre l`humanité par la CPI. Il avait été écroué à La Haye en novembre 2011, devenant le premier ancien chef d`Etat remis à la CPI. Son refus de céder le pouvoir à son rival, l`actuel président Alassane Ouattara, avait plongé le pays dans une crise qui avait fait 3.000 morts.

“Simone Gbagbo était idéologiquement et professionnellement très proche de son mari”, a indiqué la CPI dans le mandat d`arrêt : “elle a participé à toutes les réunions tenues pendant la période considérée. Bien que n`étant pas élue, elle se comportait en alter ego de son mari, en exerçant le pouvoir de prendre des décisions d`État”.

La Cour a demandé au greffe de prendre les dispositions nécessaires en vue du transfert de Mme Gbagbo à La Haye, où siège la CPI. Le transfert à La Haye de Laurent Gbagbo avait directement suivi la levée des scellés sur le mandat d`arrêt à son encontre.

L`épouse de l`ex-président Laurent Gbagbo est actuellement poursuivie en Côte d`Ivoire pour génocide et crimes de sang, atteinte à la sûreté de l`Etat et infractions économiques dans le cadre des enquêtes sur la crise de décembre 2010-avril 2011.

MALI
Att, mendiant public et privé

Quand, il était Président du Mali, Att fréquentait assidument Kaddafi, pas pour les beaux yeux du Guide, mais pour sa générosité sans borne. Lui et sa famille prenaient des vacances chez le Guide.

A la réception de la cite administrative, financée par Kadhafi, Att a soigneusement éviter de saluer sa mémoire pour ne pas froisser les nouvelles autorités et protéger ses intérêts logés en Libye.
De Dakar, il continue à tendre sa sébile à des chefs d’Etats étrangers tels que le Président de la Guinée Équatoriale qui vient de lui  remettre une somme rondelette. Comment fait on honneur à son pays, en restant digne  dans sa décadence, mais pas en continuant à quémander aux nantis du jour. Il se fait passer pour un pauvre parmi les pauvres. Alors qu’il n’en est rien. Son train de vie et celui de sa famille n’a échappé à personnes, un pays qu’il a mis en lambeaux avant de filer à l’anglaise.  Aucune commission rogatoire n’a encore été mise en place pour traquer ses avoirs. Pour éviter des dépôts massifs dans les banques, les Att ont opéré grâce à des sociétés écran, racheté des entreprises nationales grâce  à des prêtes noms et ouvert des comptes dans les pays limitrophes aux noms de leurs enfants et de leurs beaux fils.
Au lieu de vivre une vie sans tapages, après avoir planqué ses avoirs, Att consume le peu de grandeur qui lui reste en menant un grand train de vie nécessitant des ressources plus importantes. Ainsi il s’est abonné à la charité des riches présidents du continents toute honte bue. Quand saura-t-il  que c’est l’honneur du Mali qu’il abime ?
N.D
Forum des forces vives de la région de gao/ Les populations revendiquent leur implication dans la résolution de la crise

Les forces vives de la région de Gao, venues de tous les cercles de la région ont tenu un forum les 14 et 15 novembre, avec au centre les préoccupations liées à l’occupation des territoires du nord, la remise en cause de la laïcité et la légalité républicaine. Le forum a adopté des résolutions qui exigent l’implication des populations dans les instances de prise de décisions concernant la crise du nord, et la médiation dans la crise malienne.

Selon le président du cadre de concertation des jeunes de Gao, Salihu Ibrahima Maïga, cette rencontre a fait renaitre beaucoup d’espoir à Gao, quant à la possibilité de revenir à la normale dans les régions du nord. A condition cependant que les résolutions prises par la rencontre, soient prises en compte.

Salihu Ibrahima Maïga est à la tête du cadre de concertation des jeunes qui regroupe aujourd’hui, 24 structures de jeunesse. Ce cadre de concertation est né 24 juillet dernier dans l’enceinte de l’Assemblée régionale de Gao, et son objectif est de contribuer à mobiliser tous les jeunes avec les autres acteurs de la population pour une solution rapide de sortie de la crise. C’est dans ce cadre que se situe l’organisation du forum des forces vives de la région de Gao, qui a regroupé toutes les composantes de la société : chefs religieux, chefs de quartiers, notables de Gao, élus, chefs de fraction, Ong et les jeunes. Selon Salihu Ibrahima Maïga, président du cadre de concertation des jeunes, durant ces deux jours, les participants ont débattu de plusieurs thèmes, notamment la charia islamique, les liens sociaux, la solidarité islamique etc. Plusieurs résolutions ont sanctionné la fin des travaux de ce forum des forces vives de Gao, parmi lesquelles, on peut retenir « l’implication des jeunes et des notables du nord dans toutes les instances de décisions concernant la crise du nord ; l’implication des populations restées sur place dans toutes les médiations dans la crise, tant au niveau de la CEDEAO, que de l’Union africaine ; éviter les erreurs du passé… », a énuméré le président du cadre de concertation des jeunes de Gao, Salihu Ibrahima Maïga. Les participants à ce forum se sont montrés très avertis, riches des expériences de 90 et de 2006, où l’Etat a choisi la voie simpliste de négocier simplement avec les groupes armés, laissant de côté les populations victimes. Les résolutions ainsi formulées par le forum revendiquent une implication de toutes les composantes de la population, pour une paix durable et pour éviter les conflits entre les communautés. Une des résolutions comporte l’intégration sociale, juste et équitable de toutes les communautés vivant au nord, selon notre interlocuteur. Cette résolution s’inspire des expériences tirées de la gestion des crises antérieures, où ceux qui avaient pris les armes ont été privilégiés, pendant que les sédentaires ont été superbement ignorés. Dans leur résolutions les participants au forum ont revendiqué une armée nationale structurée et forte pour défendre l’intégrité territoriale, les personnes et les biens.

Selon Salihu Ibrahima Maïga, ces résolutions issues du forum des forces vives de Gao feront l’objet d’une large ventilation au Mali, avant d’être remises aux chefs des institutions de la République du Mali, de la Coalition pour le Mali, aux différentes représentations diplomatiques au Mali, à la Délégation de la Commission de l’Union européenne au Mali, et au médiateur de la CEDEAO à Ouagadougou. Selon le président du cadre de concertation des jeunes de Gao, « nous ne sommes pas d’accord avec la façon de conduire la médiation dans la crise malienne. Il faut corriger et impliquer toutes les composantes de la société, surtout les sédentaires qui sont jusque là restés en marge »,.

Le forum des forces vives de la région de Gao à regroupé des centaines de participants à Gao et venus des cercles d’Ansongo, de Bourem, de Ménaka et de Gao. « C’est la première fois qu’officiellement, que les populations des quatre cercles se retrouvent au nord pour discuter de cette question de l’occupation du territoire du Mali. Cette occasion de se parler n’a pas été un gâchis, mais au contraire a fait œuvre utile », selon le président du Mouvement populaire Soni Ali Ber, El Hadj Tandina. Les populations du nord sont restées immuables sur le principe d’un Mali indivisible et laïc, selon ce ressortissant de Gao, un des organisateurs de la rencontre régionale. A l’instar de Gao, il est prévu des forums de restitution dans d’autres villes du Mali, à l’initiative des participants aux assises de l’occupation.

En effet, le forum des forces vives de la région de Gao a été animé par les participants aux assises de l’occupation qui ont eu lieu à Bamako les 3 et 4 Octobre 2012. Les assises de l’occupation à Bamako ont été organisées par la Coalition pour le Mali sur financement du gouvernement hollandais. Elles avaient regroupé plus de 500 participants venus des régions occupées.

B. Daou

Nord du Mali : Tirs de joie du Mujao après sa “victoire” sur le MNLA

Les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) tiraient des coups de feu en l’air dimanche soir à Gao (nord-est du Mali) après les violents combats de vendredi contre des rebelles touaregs du MLNA qu’ils disent avoir vaincus, a-t-on appris de sources concordantes.

“Ils tirent (des coups de feu) en l’air et disent Allah Akbar, Allah Akbar (Dieu est grand en arabe), nous avons gagn

Print Friendly

banner


You must be logged in to post a comment.

Politique