République de Guinée




A partir de 1984, le régime de CONTE était le chouchou des bailleurs de fonds qui, après avoir imposé certaines réformes via FMI et BM ont retenu les priorités que sont santé , éducation et développement agricole. Pour ce dernier point qui nous intéresse dans la présente réflexion, des stratégies et politiques ont été élaborées notamment à travers les LPDA 1 et2 qui ont mis un accent particulier sur les projets agricoles, l’amélioration des semences et l’aménagement des pistes rurales. Pour quel résultat après 25 ans ? En tout cas pas pour grand ‘chose puisque les niveaux d’importation de riz par exemple au meilleur des cas n’ont pas diminué.
Les financements alloués par les bailleurs de fonds traditionnels ont en réalité servi à FINANCER L’ADMINISTRATION AGRICOLE en grande partie. Il s’est agi d’acheter des pick-ups neuves, de payer des dépenses de carburants et d’entretien, de servir des primes élevées qui pour la plupart du temps dépassaient les salaires de base des cadres et agents agricoles. N’oublions pas les locations de villas et de bureaux type ministériel très coûteux. En tout cas, l’administration s’est bien servie et la portion qui est allée à la terre pour aider le paysan à améliorer son travail et son rendement était faible. Deux Projets illustrent bien le gâchis de cette période : il s’agit du Projet Agricole de Kolenté et un autre projet à Kissidougou.
Des modèles d’exploitations agricoles tels que le Centre de Kilissi ( Kindia ), la rizière de Monchon (Boffa) affectée aux malaysiens, la rizière de Koba (encore àBoffa)donnée aux chinois sont restés des enclaves intraverties sans aucun effet d’entrainement sur le travail des villageois et sur le rendement de leurs champs. Un effort important a aussi été fait sur les pistes rurales . Mais étant donné la nature de nos sols ( surtout en zone forestière) et la pluviométrie ambiante, leur durée de vie n’excède guère les 3 ans. L’on ne peut pas en vouloir à l’administration CONTE seule pour ce qui s’est passé durant cette période du moment que les bailleurs de fonds approuvaient tous les contrats et contresignaient les décomptes des travaux souvent supervisés par leurs propres experts chèrement payés.
Le Chef de l’Etat lui-même, que l’on a appelé plus tard Président-Paysan, pratiquait lui-même l’agriculture , en fait depuis qu’il était simple sous-officier de l’armée . Certains ont appelé cela « agriculture de plaisance » car le Patron aimait bien inspecter ses milliers d’hectares de palmiers à huile, d’hévéas et ses usines d’extraction d’huile de palme sans jamais s’intéresser au prix de revient d’une tonne d’huile par exemple. Il avait fortement souhaité que les villageois l’imitent ainsi que les fonctionnaires. Mais il faut se rendre à l’évidence que cela n’a pas ressemblé au planteur de Yamoussoukoro et des villages voisins.
L’armée guinéenne n’a pas été en reste. Au début des années 2000 d’importants moyens financiers ont été mis en œuvre pour que le ravitaillement de l’armée en riz vienne désormais de ses champs. L’on se rappelle les éditoriaux-fleuves du journaliste Leroy, qui, invité à vanter le succès de l’armée dans l’agriculture n’a trouvé rien de mieux à dire qu’à calculer la récolte en nombre de sacs !! Le jour que le Pr va encore remuer l’épée des audits, nous lui recommandons humblement de commencer sous ses pieds en demandant au Généra Bouréma Condé et à Mamadou Sylla de rendre compte des dizaines de millions de dollars qu’ils ont englouti à Koundian et ailleurs au nom de notre vaillante armée.
Tout ce qui précède nous conduit à 2008 ,année du rappel de CONTE à Dieu avec notre pays si richement doté par la nature aussi dépendant que jamais des importations de riz. Conakry continuait d’être approvisionnée par les bateaux au lieu d’être approvisionnée par les camions. Quelles leçons le Pr aurait-il pu tirer de ces 50 années d’échecs agricoles s’il connaissait la Guinée, s’il avait une sensibilité guinéenne ? 1) Il aurait compris que l’administration n’a pas pu et ne peut pas encadrer valablement l’agriculture au risque de financer une NOUVELLE ADMINISTRATION AGRICOLE ; 2) Les méthodes de travail du paysan guinéen n’ont guère changé malgré les projets-pilotes ; 3) la maîtrise de l’eau, fondamentale pour une agriculture moderne, reste encore à conquérir ; 4) les rendements à l’hectare pour le riz par exemple restent encore médiocres 5) il n’y a pas de surplus commercialisable, précisément à cause des rendements faibles ; la seule commercialisation qui a pu se faire grâce aux pistes rurales restées praticables a concerné un échange de subsistance couvrant les besoins courants des villageois ; 6) il n’ y a pas eu de grandes exploitations agricoles modernes dignes de ce nom.
Ces quelques leçons sommaires, Cellou Président les connait. Sidya Président les connait. Tous les deux connaissent la campagne guinéenne, le paysan guinéen. Ils ont FAIT l’agriculture réellement .Ceci est particulièrement vrai pour le Président Sidya qui a un vaste domaine agricole et connait les contraintes agricoles. Ils n’auraient pas perdu du temps en décidant tout en apprenant. Eux savent déjà. L’expérience n’est pas ACHETABLE ;ELLE EST A ACQUERIR.
Nous comprenons que le Pr a besoin d’une campagne agricole réussie pour gagner les législatives. Cet empressement qui dénote toute l’inexpérience de notre président du RPG ne marche pas avec l’agriculture ; le paysan lui veut être sûr de l’endroit où il met les pieds car un échec pour lui correspond à une catastrophe. Non seulement à une année et des ressources perdues mais aussi à la famine. Nous avons donc assisté à une distribution chaotique d’engrais et d’autres intrants à des paysans mal préparés et mal encadrés et pour des terres non aménagées. Les ingénieurs agronomes ne nous disent-ils pas que des engrais dans un espace où l’eau n’est pas maîtrisée, c’est de la richesse jetée à la mer ou dans le fleuve. Et dire que les paysans doivent rembourser ces intrants qui sont une dette imposée par l’Etat ! Il faut d’ailleurs signaler que le Fouta Central a été « oublié » dans la distribution d’intrants ; peut-être que pour le Pr , les guinéens ne mangent que du riz. Ainsi, les producteurs de pomme de terre de Timbi(Pita) et ceux d’oignons de Dalaba n’ont eu droit à aucune assistance de l’Etat. Rappelez-vous que le Pr candidat avait vu le succès des centaines de paysans du Fouta nourrissant la Guinée entière pendant plusieurs mois de l’année en pomme de terre, comme un monopole ! Il ne taxe pas de monopole les cultivateurs de ri z de la côte, ni les producteurs d’igname(kappè) de Batè Nafadji. Si les prêts pour la campagne agricole ne sont pas remboursés, cela voudra dire que le Fouta, ses enfants et ressortissants qui sont les plus grands contributeurs au budget national ont financé la campagne agricole 2011/2012.
Pour lancer la commercialisation, des dizaines de milliards ont été remis à des fonctionnaires (trésoriers préfectoraux) qui n’en ont pas l’expérience, pour acheter aux paysans un excédent qui n’existe pas en réalité. En effet, après avoir remboursé( ?) le prix des intrants, mis de côté les besoins de consommation et les semences prochaines, il n’est pas sûr qu’il y ait un reliquat commercialisable dans une agriculture à rendement encore faible. C’est surtout aussi le retour de l’Etat commerçant, alors que tous les conseillers sont convaincus que c’est un échec. Mais monsieur le président du RPG, comme vous avez installé un Parti-Etat, vos gouverneurs, préfets, sous- préfets et trésoriers seront responsables de l’échec de la campagne de commercialisation, en fait de la campagne agricole. Nous attendrons que vous faites comme le Président CONTE qui avait limogé tous les chefs de quartier de Conakry quand il a voulu distribuer du riz à la place des commerçants (perte nette= 12 millions de $). Monsieur le Pr, il existe des gens appelés hommes d’affaires dont le travail est de faire ce genre d’activités. Si nos campagnes dégageaient un excédent agricole important, vous n’aurez pas à mobiliser vos fonctionnaires : 1) le prix du riz local aurait tout de suite baissé et 2) ce sont les commerçants eux-mêmes qui viendraient vous vendre du riz à la porte de vos magasins pour le moment vides. Si la campagne agricole a réussi, ces deux conditions seront visibles maintenant ; mais ce n’est pas encore le cas, en tout cas à ma connaissance.
Pour réussir l’autosuffisance alimentaire ou plutôt la sécurité (ou souveraineté) alimentaire, il faut de grandes exploitations agricoles permettant d’utiliser les grands moyens de production de manière intensive. Mais pour des questions idéologiques, vous allez refuser parce que pour vous ,Monsieur le Pr, le riche est un voleur. Mais pourtant vous êtes prêt à donner nos terres agricoles à de riches étrangers tels cet homme d’affaires indien, Président du groupe Archéan que vous avez reçu le 12 janvier dernier et qui vous disait qu’il allait faire de la riziculture pour produire du biocarburant. Quelle hérésie alors que nous n’avons pas assez de riz à manger et que nous voulons être le grenier de l’Ouest Africain. Monsieur le Président burkinabé du RPG, nos compatriotes ne voudront pas d’un tel investisseur qui devrait peut-être commencer par produire du fourrage à partir de la paille de riz. Monsieur le Pr, permettez à nos compatriotes de s’enrichir en travaillant la terre de leurs ancêtres. Mettez en place pour cela un code foncier rural qui les sécurise pour 99 ans ; vous n’aurez plus à engloutir des fonds à travers vos fonctionnaires du RPG.Vous pourrez aussi mettre à profit ce conseil d’un cadre de la FAO : puisque nos agents agricoles n’arrivent pas à encadrer efficacement nos paysans, alors « importons » des paysans thaïlandais, vietnamiens ou birmans qui vivraient AVEC nos frères villageois et leur apprendraient des techniques culturales qui vont améliorer sensiblement les rendements de leurs champs.
Nous voyons bien que les leçons à tirer des échecs passés sont bien connues. Cependant, leur mise en œuvre ne semble pas facile quand on a à faire avec un régime à idéologie de type maoïste, c'est-à-dire dans notre cas , un populisme doublé d’inexpérience et d’amateurisme.
Aminata.com
L’institutionnalisation de la démocratie, la réforme de l’État, la modernisation del’économie, le développement économique et social, la protection de l’environnementet la promotion du développement durable passent nécessairement par la réforme de l’armature juridique nationale. La réforme législative est un impératif de l’État de droit et une nécessité pour la consolidation de la démocratie en Guinee.
Objet : Lettre ouverte pour marquer notre indignation face à la gestion des affaires publiques et politique de la nation.
Excellence Monsieur le Président de République,
Vue les circonstances et tous les polémiques sur la législatives et la gestion de la nation la Communauté guinéenne « organisation non gouvernementale des jeune patriote » nous avons décidés de vous faire part notre indignations sur tous ce qui ce dit sur notre belle pays et cela par ce qu’ il ya toujours les même administrateur qui ont puis transformer le rêves de tes prédécesseurs en un grand cauchemar ; en utilisant simplement l’orgueil de ces présidents pour les déroutés, et vue la lenteur de la législatives nous somment convaincu qu’ils sont pour quelque choses.
En relançant le dialogue politique par le report de la date des législatives et la suspension des activités de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le Professeur Alpha Condé venait ainsi de jouer pleinement sa partition. Quant aux partis politiques de l’opposition, ils ont toujours du mal à accorder leur violon.
La loi sur la nationalité guinéenne est probablement l’une des moins contraignantes au monde. Je prie les juristes de me corriger. Je crois savoir qu’il suffit simplement d’être de père et de mère guinéens, juste pour une génération . Au regard de cette loi, notre fameux professeur n’est pas guinéen car il est de père burkinabé et de MERE MALIENNE bien qu’il s’est fait passer pour un neveu des soussous ou des nalous. Un certain Kouyaté , réagissant à une attaque verbale du Pr ne lui avait-il pas demandé de montrer son village guinéen où son grand ‘père était enterré ? A l’occasion des élections présidentielles, notre fameuse et silencieuse Cour Suprême a fermé les yeux sur cela comme elle a aussi fermé les yeux sur l’âge du candidat Alpha Condé ( plus de 70 ans ). Résultat ? On a élu un vieil étranger à la tête des guinéens. Pauvre Guinée ! Chez nos voisins ivoiriens, cela aurait été impossible. Beaucoup de lecteurs de ce papier diront que je perds mon temps, que les carottes sont déjà cuites ou comme disent les Peulhs, je « gaspille mes cartouches sur des roches ». Néanmoins, faisons comme les cartésiens, c'est-à-dire analysons les faits et tentons d’expliquer ou supputons leurs conséquences historiques. Abandonnons la paresse qui consiste à tout imputer à Dieu et à croiser les bras ensuite. Mon propos est de réfléchir avec vous sur des déclarations et actes du Pr. depuis un an et demi et de démontrer qu’un Président vraiment guinéen ne ferait pas cela.
Il est de notoriété publique qu’un leader a l’unique privilège de changer le destin d’une nation. Pour le meilleur ou pour le pire. Il lui revient alors la tâche de découvrir dans une relative opacité, sa mission, la remplir ou la trahir. En Guinée les successives classes dirigeantes optèrent malheureusement pour la seconde. En effet, le dénominateur commun de tous ceux qui ont présidé au tragique destin de notre pays c’est d’avoir délibérément signé un indélébile pacte avec la misère. Une misère matérielle mais aussi morale, démocratiquement partagé par tout un peuple, désabusé par son élite politique, martyrisé par son armée et pire floué par ses religieux. De l’orpailleur de Baranama à la mareyeuse de l’ile de Taigbé en passant par le bijoutier de Saramoussaya et du journalier de Panziazou, la précarité a été et reste toujours l’une des commodités la mieux partagée. Tous les chantiers révolutionnaires, les projets de redressements et les promesses de Changement n’ont jamais franchi le stade de slogans creux, mais aussi n’ont jamais survécu à leurs initiateurs car à aucun moment le peuple n’a été associé à la prise de décisions des affaires de l’état.
Pour une fois , n’ayons pas peur des gros mots qui peuvent choquer certains compatriotes prêts à tout pour la paix ; mais il nous faut analyser froidement la situation et en tirer les conclusions qui s’imposent. Personne n’a gratuitement flétri le comportement de l’ARMEE GUINEENNE. C’est toujours sur la base de faits concrets qu’elle a été critiquée ; car en effet, nos citoyens qui ont « choisi « d’exposer leurs vies pour protéger celles de leurs compatriotes méritent respect à condition cependant qu’ils appartiennent à UNE ARMEE REPUBLICAINE. Les guinéens ont-ils eu une armée républicaine ?
Le bonheur des guinéens avec quelques « succès » économiques ? Par BALDE Kandia-Haïdara
La réponse à cette question n’est pas simple car elle est en grande partie idéologique. Elle nous renvoie à la fameuse formulation de K. Marx selon laquelle les conditions matérielles d’existence déterminent la conscience. Pour notre cas, nous guinéens, cela peut se poser de la manière suivante ; si le Président Alpha Condé enregistre quelques résultats positifs dans les domaines matériels c'est-à-dire de l’économie, y aura-t-il une conscience collective soudée par une certaine satisfaction matérielle propice à recoudre un tissu social en lambeaux ? Cela suffira-t-il pour que tous nos compatriotes cheminent vers le bonheur ? Rien n’est moins sûr. Pourquoi ? Par ce que tout est question d’idéologie car c’est elle qui définit la vision et la marche à suivre pour arriver au bonheur.
Vivre constamment sur ses nerfs est nuisible à la santé physique et morale. Cependant nombre de gens ne connaissent que deux façons de combler les heures de loisir dont ils disposent : travailler ou s’amuser et, dans l’un ou dans l’autre cas, ils se donnent à fonds. Nous songeons rarement à consacrer des moments de répit à une autre activité : cette précieuse faculté de l’esprit qui s’appelle méditation.
Mr une enquête menée sur la distribution du courant de 24 heure à Kaporo Rail souligne un grand risque d’affrontement. Les jeunes de Kaporo Rails portent connaissance à l’opinion nationale que la distribution du courant communément appelé 24 heures est illégalement répartie dans leur quartier. Sur ce, il y’a un grand risque d’affrontement entre les habitants du quartier. Si des mesures ne sont pas prises alors qu’il est encore temps pour corriger ces erreurs de distribution illégale et non conforme, vous ne pourrez empêcher l’affrontement et vous seriez tenu responsable. Le secteur qui monopolise le courant de 24heure et qui refuge que les maisons soient alimentées, utilise le courant pour des fin commerciaux. Vous trouvez 30 ; 35 ; 40 et même plus des congélateurs de toutes marques et de toute dimension branchés dans des maisons entières pour la production de la glace.





