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Selon une étude épidémiologique montréalaise, les personnes atteintes d’asthme ou d’eczéma auraient moins de risque de développer un cancer

Montréal, le 20 juillet 2010 - Les hommes ayant un historique d’asthme ou d’eczéma avaient, de façon générale, un risque moindre de cancer selon une étude réalisée par une équipe de chercheurs provenant de l’INRS–Institut Armand-Frappier, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal et de l’Université McGill. Les résultats publiés dans les Annals of Allergy, Asthma & Immunology indiquent également que les hommes atteints d’eczéma avaient un risque plus faible de cancer du poumon alors qu’un historique d’asthme avait un effet similaire contre le cancer de l’estomac.

« L’asthme et l’eczéma sont des maladies allergiques provoquées par une hyperréactivité du système immunitaire, un état qui permettrait peut-être d’éliminer plus efficacement les cellules anormales et ainsi de réduire les risques de cancer », explique la professeure Marie-Claude Rousseau de l’INRS–Institut Armand-Frappier, une des coauteurs de la recherche.

Les chercheurs ont analysé les données recueillies lors d’une étude sur les expositions professionnelles et le cancer menée entre août 1979 et mars 1986 auprès de 3 300 hommes âgés de 35 à 70 ans, diagnostiqués d’un cancer dans 18 hôpitaux montréalais, et d’un groupe témoin de 512 personnes non atteintes de cancer et provenant de la population générale. Leur but : réutiliser ces statistiques pour examiner s’il y avait un lien entre la présence d’allergies comme l’asthme et l’eczéma et l’incidence de huit types de cancer les plus courants.

Les résultats obtenus enrichissent les connaissances dans le domaine de la santé des populations. Bien que l’étude ne permette pas d’identifier quels facteurs spécifiques reliés à l’asthme et l’eczéma seraient responsables de la diminution de risque de cancer, elle ouvre la voie à de nouvelles avenues de recherche pour mieux comprendre les mécanismes moléculaires et immunologiques impliqués dans l’immunostimulation, qui pourrait être une stratégie prometteuse pour prévenir le cancer.

L’étude épidémiologique, réalisée par Mariam El-Zein, Marie-Élise Parent, Yves St-Pierre et Marie-Claude Rousseau de l’INRS; Khady Kâ de l’Université McGill et de Jack Siemiatycki du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal et de l’Université de Montréal, a bénéficié du soutien financier de Santé Canada, de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité au travail du Québec, du Fonds de la recherche en santé du Québec, du Conseil de recherches médicales du Canada, de la Société canadienne du cancer et des Instituts de recherche en santé du Canada.

Personnes-ressources :
Gisèle Bolduc
Service des communications
INRS
418 654-3817
gisele.bolduc@adm.inrs.ca

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