Après la fin de ses activités d’exploration minière relatives à la bauxite du Fouta Djallon, la société minière Vale-Guinée, différente de VBG, une joint-venture de Vale avec BSGR, a présenté au gouvernement guinéen les résultats de ses activités qui se révèlent «économiquement irréalisables», a appris Conakryinfos de sources proches des relations medias de Vale.
« En juin, conformément à la législation du pays, Vale-Guinée a formellement restitué les permis d’exploration de bauxite au gouvernement guinéen. Avec la fin des travaux, l’équipe de huit (8) employés de Vale-Guinée a perdu toute pertinence», ont-elles ajouté.
Selon ces sources, ”l’achèvement des activités d’exploration de la bauxite n’a aucun lien avec les activités développées par VBG, la co-entreprise formée par Vale et BSGR”.
Parlant de la menace des emplois avec la fermeture de son bureau à Conakry, notre interlocuteur a dit que le travail de Vale-Guinée était «un travail d’exploration, et donc à durée limitée».
« Pour être plus précis, il faut dire que Vale Guinée a juste terminé ses activités d’exploration de la bauxite. Et puisque Vale Guinée a rendu au gouvernement de la Guinée les permis d’exploration comme le demande la loi, les travaux d’exploration de la bauxite sont considérés comme étant achevés», a-t-il précisé.
La fermeture des bureaux de Vale-Guinée, société différente de VBG, une joint-venture dans laquelle Vale est engagé avec BSGR, succède ainsi à celle de BHP qui a aussi quitté la Guinée cette année.
De sources concordantes, ces différentes fermetures tirent leurs origines dans la crise mondiale qui frappe actuellement le secteur minier d’une part, et de l’autre, du manque de dynamisme dans le secteur minier à travers la révision des contrats miniers qui ne rassurerait pas les investisseurs voulant s’installer en Guinée.
Face à de telles situations, nombreux sont des pays qui ont fait preuve de flexibilité par la signature de protocoles d’accord avec des grandes entreprises pour sauver des milliers d’empois concernant leurs citoyens.
Le cas le plus illustratif est celui du gouvernement jamaïcain qui, en début du mois d’octobre, a conclu avec la compagnie Rusal, un accord d’une durée d’un an pour le gel du paiement de la taxe sur la bauxite destiné à l’usine de Ewarton.
Avec ce geste du gouvernement jamaïcain, la compagnie d’aluminium conservera à son tour en Jamaïque au cours de l’année en cours, le volume actuel de production (554.000 tonnes d’alumine en 2011) et sauvera environ 600 emplois.
Dans un entretien qu’il a récemment accordé à Conakryinfos, cet avis a été partagé par le Dr. Adama Bah, expert en stratégie de développement.
«En France, quand il a été question de fermer l’usine Citroën à cause de la crise, mettant ainsi en danger de chômage près de 9000 travailleurs, le gouvernement français a pris des dispositions pour sauver l’usine. En Jamaïque, la compagnie Rusal qui évolue aussi en Guinée, a été exemptée de toute taxe pour sauver la production et les emplois. D’ailleurs, le ministre guyanais des Ressources naturelles et de l’Environnement Robert M. Persaud en visite à Moscou, a qualifié Rusal de partenaire stratégique avant d’ajouter aussi qu’ils sont conscients de la crise que traverse le secteur. J’ai pris ces quelques exemples pour vous dire comment dans d’autres pays les autorités se comportent envers les multinationales pour protéger les investissements», a-t-il déclaré.
En dépit de la fermeture de Vale-Guinée dont les résultats des travaux d’exploration de la bauxite du Fouta Djallon sont «économiquement irréalisables», le groupe brésilien Vale engagé dans une joint-venture avec BSGR, continue ses activités dans le minerai de fer dans le sud-est de la Guinée.





















































































































































































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