Saturday, May 25, 2013

Mauritanie: la bavure diversement interprétée

Posted on October 16, 2012

Depuis que le Chef de l’Etat mauritanien a été blessé à un barrage militaire à l’entrée de Nouakchott, les commentaires se multiplient. Si certains ont voulu attribuer la fusillade à Al-Qaïda à travers AQMI, le président Abdel Aziz a très vite apporté de démenti écartant en même temps la thèse d’un attentat.

Malgré tout, certains continuent de croire que les militaires en poste au barrage où la fusillade est intervenue voulaient porter atteinte à la vie du Chef de l’Etat mauritanien. Les enquêtes ouvertes dans ce cadre pourront incontestablement éclairer l’opinion publique surtout que le tireur est déjà connu et interpellé. Que le Président mauritanien se déplace dans un véhicule banalisé avec une légère escorte devrait se faire dans des conditions sécuritaires peu rassurantes pour ne pas exposer le premier magistrat du pays au pire de ce qui est arrivé.

Un Chef d’Etat dans un véhicule banalisé demande de grande précaution, un dispositif basé sur un minimum de professionnalisme; surtout dans un pays ciblé par des groupes armés islamistes qui opèrent dans la région. Le Président Abdel Aziz qui n’a jamais caché sa détermination d’éliminer les mouvements terroristes dans la bande sahélo-saharienne; lui qui a ouvert une guerre sans merci contre ceux qui sèment la terreur et la désolation de son pays jusqu’au Niger avait droit à plus de sécurité. Une sécurité renforcée et toujours accrue à partir du moment où AQMI avait juré de l’éliminer.

Puisqu’un Chef d’Etat n’est pas un homme banal, ce qui est arrivé en Mauritanie devrait être une leçon pour l’ensemble des Etats de la sous-région et principalement ceux qui sont directement confrontés aux groupes armés et autres forces de déstabilisation. Sans doute si le Chef de l’Etat de la Mauritanie arrivait à retrouver la santé, il allait rompre pour l’éternité avec tout ce qui est banal.

 

Elhadj Abdoulaye DIALLO

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