Saturday, May 25, 2013

Marche ratée de l’opposition : Que s’est-il passé ?

Posted on August 4, 2012
manifestation

Décider de mettre en pratique le mot d’ordre d’une marche pacifique le 27 août 2012, l’opposition a été plutôt assiégée par les forces de l’ordre et de sécurité. Très tôt le matin, les leaders de l’opposition engagés dans une action de protestation contre les actions du gouvernement ont décidé de se retrouver comme prévu au marché de Matoto. Mais sans compter que les forces de l’ordre qui étaient résolument engagées de les empêcher. Ainsi en lieu et place d’une marche, l’opposition a exprimé son mécontentement dans une déclaration.
Read MoreEn effet, pour protester contre les  actions du gouvernement et réclamer la parité au sein de la commission électorale nationale indépendante, le remplacement de Lounceny Camara à la tête de la CENI et de l’opérateur en charge de faire la révision de la liste, les leaders ont décrété la journée du 27 août pour marche dit-elle pacifique. Mais très tôt le matin, sur instruction du haut commandement de la gendarmerie nationale et de la Police, les forces de l’ordre et de la sécurité ont pris d’assaut les domiciles des différents leaders de l’opposition. Ceci, pour leur empêcher de mettre en pratique leur volonté.

Malgré ce blocus, les leaders ont forcé la situation et se retrouver chez le domicile du leader du parti de l’espoir et du développement national (PEDN), Lansana Kouyaté quand il était 10 heures TU. Ayant constaté une présence massive des forces de l’ordre et de sécurité dans les parages, les leaders décident de contourner. Il ne fallait pas tenter. Les leaders se sont vus dans une situation d’embuscade à quelques mètres du domicile de

Lansana Kouyaté. Après s’être échappés, ils décident de se retourner chez le leader du PEDN pour tirer les leçons. Pendant près de 10 heures, ils sont restés chez Lansana Kouyaté. Et au-dehors, les forces de l’ordre et de sécurité visiblement engagées à empêcher toute personne d’accéder au site où se trouvent les leaders.

Après avoir constater qu’il était impossible de faire cette marche, les leaders ont décidé de faire une déclaration commune. Une déclaration qui a été lue par le leader de l’UFC, Aboubacar Sylla à ses côtés Lansana Kouyaté du PEDN, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, , Sidya Touré de l’UFR, Charles Pascla Tolno, des responsables de l’AFAG.

Dans cette déclaration, les leaders politiques reviennent sur les scénarios vécues  par chacun d’eux : « très tôt ce matin, les domiciles des principaux leaders et les sièges des partis politiques d’opposition ont été assiègés par les forces de l’ordre afin de les empêcher de sortir. Ainsi, des gaz lacrymogènes et d’autres projectiles dangereux ont été jetés sur ces domiciles occasionnant de nombreux cas de blessés suivis d’arrestations violentes et arbitarires…  Les leaders se sont vu contraints de rebrousser chemin et de revenir au domicile du leader du PEDN où ils sont assiégés depuis par des forces de police et gendarmerie lourdement armées ».

Plus loin, l’opposition souligne dans sa déclaration, que cette action du pouvoir en place est une manœuvre pour assassiner les leaders politiques et installer un régime dictatorial : «  Devant cette situation inédite incluant une tentative d’assassinat de leaders  politiques portant tous les germes d’une véritable dérive dictatoriale, l’ADP, le collectif et l’AFAG prennent à temoin l’opinion nationale et internationale et réitèrent leur détermination à œuvrer inlassablement à l’instauration d’une Guinée démocratique respectueuse des droits de l’homme et des libertés fondamentales ».

Après de longues heures de concertation au domicile de Lansana Kouyaté du PEDN, les leaders de l’ADP , du collectif et de l’AFAG ont décidé de retirer du  gouvernement, de la CENI et du CNT tous leurs représentants.  Ensuite de poursuivre les manifestations sur toute l’étendue du territoire national ; d’introduire de plaintes au niveau des juridictions compétentes pour abus de pouvoir, tentative d’assassinat, coups et blessures volontaires, violation de domiciles, vols et destructions de biens.

En outre, les leaders exgient du pouvoir, la libération inconditionnelle de toutes les personnes arbitrairement arrêtées. Par ailleurs, l’ADP, le  collectif et l’AFAG tiennent pour responsable le pouvoir en place et particulièrement le président de la République, de toutes les violences exercées par les forces de l’ordre.

A en coire aux leaders de l’oppsition, toutes les dispositions légales étaient  prises pour l’organisation de cette manifestation du 27 août 2012 et que les autorités compétentes n’ont pas exprimé d’objection dans les délais légaux.

A préciser que c’est tard la nuit que les leaders ont quitté chez Lansana Kouyaté. Pour régagner leurs rents domiciles

Abou Condé
68160480/64302636
condeabou2009@yahoo.fr

Here is the attachments of this Post
Print Friendly

banner


You must be logged in to post a comment.

Politique