Wednesday, June 19, 2013

L’opposition n’exclut pas d’occuper la rue pour se “faire entendre”

Posted on October 24, 2012
opposition

Le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition (CPPFT) et  l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) ont au cours d’une conférence de presse ce mercredi 24 octobre exprimé leur indignation vis-à-vis du communiqué radiodiffusé du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Alhassane Condé, demandant à toutes les entités politiques se réclamant de l’opposition de se concerter pour convenir à une liste commune de dix commissaires, dans le cadre de l’application de la loi 016 portant composition, organisation et fonctionnement de la CENI.

 

C’est pourquoi par le biais du porte parole des deux blocs de l’opposition,  Aboubacar Sylla, a qualifié dudit communiqué, de « manœuvres dilatoires dont le but est de leur faire assumer la responsabilité du retard de l’organisation des élections législatives ».

 

Selon M. Sylla, l’objectif recherché par le gouvernement est de créer une véritable confusion autour du quota alloué à l’opposition dans le but de faire apparaitre celle-ci comme une entité hétérogène et divisée, incapable de trouver un consensus autour de la désignation de ses représentants à la CENI.  Chose qui aura pour conséquences, la sous-représentation de ces deux blocs dans l’organe chargé des élections ainsi que la possibilité pour cette dernière de lancer ses activités avant la désignation de représentants de l’opposition, a-t-il ajouté avant de prendre en témoin l’opinion nationale et internationale sur les risques sérieux de troubles et d’instabilité politique qui pourraient résulter d’une quelconque modification de leur liste par les autorités politiques chargées de l’élaboration et la publication du décret portant nomination des futurs commissaires de la CENI.

 

Poursuivant son allocution, M. Sylla a rappelé que « la mise en œuvre de l’actuelle CENI, en 2007, n’a rencontré aucune difficulté majeure en raison de la non implication des autorités politiques d’alors dans le choix des commissaires choisis par l’opposition en dépit du nombre déjà élevé de partis politiques agrées ».

 

Mais où se basent ces deux blocs pour, des alertes, témoins, de revendication etc. ? Pour M. Sylla, l’ADP et le Collectif ne font que se conformer à la fois aux textes légaux en vigueur  notamment  ( la Constitution, Charte des partis politiques, les Statuts de l’opposition) et aux nombreux courriers reçus de la présidence de la république.

 

En tout cas pour lui, l’opposition politique actuelle de la Guinée, est la coalition des partis membres de l’ADP et du Collectif.

 

Il a au cours de son intervention réaffirmé leur ouverture à tout dialogue responsable et constructif et a confirmé leur ferme volonté de ne jamais céder à l’ intimidation et à la menace dans leur combat, a-t-il précisé tout en promettant, « d’user tous les moyens légaux nécessaires, en particulier des manifestations pacifiques sur les places et voies publiques, pour amener les autorités politiques actuelles à se conformer à la constitution, aux lois de la république et aux bonnes pratiques démocratiques », a-t-il dit.

 

C’est sur un appel demandant au Peuple de Guinée de rester mobilisé et solidaire dans sa lutte pour l’avènement en Guinée d’une nation démocratique et d’un état de droit que la conférence a jeté l’ancre.

 

Oumar M’Böh pour Aminata.com

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Oumarmbo38@yahoo.fr

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