Friday, May 24, 2013

Les syndicalistes maintiennent la pression

Posted on October 17, 2012
syndicat

L’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE a mis un terme à la période de grâce observée par les syndicats à l’égard du gouvernement. L’augmentation de 15% par ce dernier est jugée insuffisante par les huit centrales syndicales du pays.

 

Hier lundi lors d’une assemblée générale à leur siège, à la bourse de travail, dans une déclaration lue par Mamadou Saliou Diallo, le mouvement syndical a revendiqué une augmentation de 200%.

 

“Nous avons estimé qu’une famille d’un fonctionnaire qui doit se nourrir, se loger, se déplacer au travail à Kaloum et payer la scolarité de ses enfants doit avoir un minimum de trois millions de francs guinéens de salaire.” indique Mamadou Saliou Diallo. “C’est avec ce montant qu’un fonctionnaire peut échapper à la corruption.” explique-t-il.

 

Autres points de réclamation, les huit centrales appellent à la mise en application du statut particulier de l’éducation et de la santé, la fixation d’un SMIG, la résiliation du contrat avec la firme minière russe Rusal. Au cas où les revendications ne sont pas satisfaites, précisent-t-il, une grève générale sera déclenchée pour “ramener le gouvernement à la réalité“. “Nous avons beaucoup attendu. Pendant plus d’un an, on est en train de nous faire attendre. Avant le gouvernement nous parlait souvent du PPTE pour se justifier. Le PPTE atteint, on nous dit maintenant que le pays est sous surveillances des institutions financières. Bien sûr mais nous avons proposé d’autres poches de recettes” martèle un militant syndicaliste dans le couloir de la bourse de travail.

 

Les fonctionnaires Guinéens sont considérés comme les moins payés dans la sous-région. Le salaire de base d’un travailleur qui se situe entre 500 000 et un million de francs guinéens est jugé insignifiant pour faire face à la cherté de la vie. “Mon salaire ne peut pas me tenir pendant 10 jours. Tout est cher, le loyer, la scolarité, le manger. Rares sont les fonctionnaires qui vivent de leurs salaires” lance Ousmane Sow.

 

Les prochains jours et semaines s’annoncent donc tendus, les syndicalistes menacent de déclencher une grève générale illimitée. Le gouvernement de son côté se dit ouvert au dialogue. Aux dernières nouvelles, les acteurs concernés sont en négociation pour trouver un protocole d’entente.

 

Alpha Oumar Diallo, Aminata.com
alphaayatoullah@yahoo.fr
+224 66 62 25 24

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