Depuis que cette brave dame, réputée pour son patriotisme, son honnêteté intellectuelle, son incorruptibilité, a déjoué cette tentative de détournement de cette faramineuse somme de 13 milliards, elle s’est fait des ennemis tant au Trésor public qu’au Ministère de l’Economie et des Finances.
Et depuis, elle n’a cessé de recevoir des menaces de morts de toutes parts à travers des inconnus. Certaines langues fourchues attribuent même ces menaces à certains cadres véreux du Ministère de l’Economie et des Finances, du Budget, du Trésor Public et de la Banque Centrale, qui sont habitués au gain facile d’argent et au détournement des deniers publics.
C’est ainsi, selon des sources bien informées, la Directrice nationale du Trésor public, Mme Aissatou Boiro, serait partie se confier au Chef de l’Etat. Tout en lui demandant de trouver un garde de corps pour assurer sa propre sécurité. Mais celui-ci serait resté de marbre.
C’est ainsi qu’elle a continué de vivre avec la peur au ventre jusqu’à la date fatidique du 09 novembre 2012 où elle a reçu deux balles en pleine poitrine au quartier Kipé non loin de sa résidence, alors qu’elle rentrait d’une réunion de cabinet. Même si pour le moment, on en a pas fait cas à la barre, les jours à venir nous édifieront davantage.
Aissatou Boiro, directrice nationale des trésors publics et Paul Cole avaient été froidement assassinés, le 9 novembre dernier, pendant qu’ils rentraient de leur lieu de travail, dans les environs de 20 heures, au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma. Mme Boiro est connue par son engagement dans la lutte contre la corruption. Plusieurs observateurs avaient soutenu que cet assassinat serait lié à la découverte par Mme Boiro d’une tentative de détournement de 13 milliards francs guinéens. Ces assassinats avaient choqué l’opinion nationale et internationale au point que les Etats-Unis avaient ouvertement demandé au gouvernement guinéen de faire toute la lumière sur l’assassinat de la directrice nationale des trésors publics. Espérons que ce procès permettra d’éclairer l’opinion sur ce dossier qui a tant occupé les Guinéens.
A suivre…
Bah Ibrahima Gallé, Aminata.com
64-04-07-70
gallebah@gmail.com




















































































































































































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