Par ces temps qui courent, il n’est de secret pour personne que tous les Guinéens tirent le diable par la queue. A quelques jours de la fête de Lahidel Kabîr, les citoyens de Conakry ne savent plus où se donner la tête, la souffrance couronnée d’une misère Renoir monte crescendo.
A l’ouverture des classes, plusieurs parents d’élèves avaient toutes les peines du monde pour inscrire ou réinscrire leurs enfants dans les écoles privées.
Voilà encore la fête de Tabaski qui pointe à l’horizon, une fête au cours de laquelle tout musulman aimerait sacrifier un mouton pour imiter le prophète Abraham qui, l’on se rappelle à l’occasion de cette fête, avait voulu immoler son fils.
Mais seulement voilà ! En Guinée cette année encore la célébration de cette fête a coïncidé avec des difficultés énormes. Pour mémoire le Président à chaque occasion, n’a cessé de demander aux Guinéens d’attacher la ceinture pour atteindre le fameux PPTE. Mais hélas!
Le Président Alpha Condé qui pour l’heure n’est parvenu à honorer aucune de ses promesses électorales, semble mieux être préoccupé par les prochaines législatives pour obtenir la majorité absolue dans la future assemblée que la souffrance qui tenaille les Guinéens.
Après avoir balancé à l’oreille des responsables syndicaux qu’il avait pourtant promis d’attendre le PPTE, et ce, nonobstant que le fonctionnaire Guinéen est le plus mal payé de la sous région ouest africaine, le Professeur-Président jure qu’il ne peut aller au delà de 25% d’augmentation des salaires.
Et mieux à quelques jours de cette grande fête musulmane, les maigres salaires des pauvres travailleurs ne sont pas encore disponibles. Et le prix du mouton oscille entre 600 et 1 million 500 mille francs guinéens. Quel casse-tête les fidèles musulmans qui ont l’habitude de faire ce rituel?
Parlant de la majorité des citoyens qui n’est pas salariée et qui n’a que comme compagnon la galère, se résigne à la recherche du quotidien qui se raréfie au jour le jour. Certains foyers ne font qu’un repas par 24 heures. Pauvreté oblige non? A l’impossible nul n’est tenu. Dit-on.
C’est dans cette ambiance peu surchauffée que les Guinéens s’apprêtent à célébrer la fête de Tabaski. Le changement promis par l’opposant historique devenu Président et le Gouvernement que dirige Saïd Fofana, n’aura été qu’un recule. A moins de deux mois de l’an deux de l’investiture du premier Président Guinéen démocratiquement élu et en dépit de l’atteinte de l’initiative du PPTE, les Guinéens croupissent dans le carcan de la pauvreté. Et ce ne sont pas les employés de l’usine d’alumine de Fria (première usine d’alumine en terres africaines) ou les travailleurs de la Sotelgui (Société de Télécommunication Guinéenne), qui diront le contraire. Et que dire de la disserte en eau potable en électricité, après 54 ans d’indépendance?
A quant donc la fin du calvaire pour les Guinéens? That is the question.
Bah Ibrahima Gallé, Aminata.com
64-04-07-70
gallebah@gmail.com
















































































































































































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