Si à la vielle des indépendances en Afrique, la Guinée était un phare pour une génération donnée, aujourd’hui elle est à la traine. Et ce, dans tous les domaines. Pour se convaincre de cette triste réalité, il suffit de faire un tour dans les CHU de Conakry que sont les CHU Donka et Ignace Dent.
Cette réalité est dénoncée par plus d’un citoyen mais en vain. Car le Ministère en charge de la Santé et de l’hygiène publique et les autorités en charge de la propreté de ces CHU, en font leur dernier souci pour éradiquer cette triste réalité dans les centres Hospitalo-universitaires de la Capitale Guinéenne.
Il était 07 heures du matin le mercredi 16 janvier dernier, quand je me suis rendu au CHU Ignace Deen en compagnie d’un frère venant de sangarédi pour y subir une intervention chirurgicale. Dans la cour, la première chose qui saute aux yeux, ce sont les tas d’ordures qui inondent la cour et des poubelles débordées de leur contenu au niveau du premier étage et des eaux sales versées çà et là , au nez et à la barbe des autorités en charge de la propriété de ce CHU.
La fourniture des services sociaux de base que sont l’eau et l’électricité, laisse à désirer. Quelques fois, ceux qui sont au chevet des malades sont obligés d’aller dans les quartiers environnants pour se procurer de l’eau potable. La desserte en électricité, c’est comme dans les quartiers de la haute Banlieue de Conakry. A certains moments, les patients sont plongés dans une obscurité totale dans leurs salles respectives où les moustiques et autres insectes piquants effectuent leur pèlerinage.
A l’approche des toilettes qui se trouvent à l’extrémité de chaque bâtiment, on est obligé de se boucher le nez pour ne pas être asphyxier par les odeurs nauséabondes qui s’y dégagent.
Dans la quatrième salle au premier étage du premier bâtiment, les patients s’organisent entre eux pour nettoyage quotidien de leur salle. « C’est vraiment quelque chose à déplorer car on ne se sent pas dans un hôpital», regrette une patiente venue de Faranah pour soigner son enfant.
C’est pourquoi, deux jours après l’intervention chirurgicale, on était obligé de poser une doléance au médecin traitant pour nous laisser rentrer à la maison et de venir à Ignace Deen, que certains qualifient de véritable mouroir pour uniquement faire le pansement. Ce qui fut fait.
La santé dit-on est indispensable pour tout être humain. Par conséquent, pour tout gouvernement responsable, on ne doit pas jouer avec la santé des citoyens. Car qui parle de santé, parle de propreté corporelle, alimentaire, vestimentaire et hospitalière.
Et mieux, nous venons à l’hôpital pour se faire soigner et non pour contracter des maladies. Les CHU Guinéens offrent une image des hôpitaux à l’abandon. Quelle honte pour le Gouvernement de changement qui jure sur tous les dieux de n’œuvrer que pour le bien être de la Guinée et les Guinéens ?
Cette triste réalité qui donne l’image des hôpitaux à l’abandon doit provoquer un éveil de conscience de la part des autorités en charge, notamment le Ministère de la Santé et de l’hygiène publique pour rendre les centres hospitalo-universitaires guinéens plus fréquentables. A défaut, les patients continueront à y mourir comme des mouches. Une fois encore, les autorités de la troisième République doivent savoir que ce ne sont pas avec des discours démagogues que l’on pourra construire et développer un pays. Mais c’est à travers des actes concrets.
Bah Ibrahima Gallé, Aminata.com
64-04-07-70
gallebah@gmail.com
















































































































































































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