Wednesday, June 19, 2013

Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique 2012 : la Guinée 13e sur les 16 pays d’Afrique de l’Ouest

Posted on October 15, 2012
Mo_Ibrahime

L’édition 2012 de l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique(IIAG) confirme la tendance générale à l’amélioration de la gouvernance sur le continent africain, mais laisse percevoir quelques évolutions préoccupantes chez certaines grandes puissances régionales.

Dans la sixième édition de l’IIAG, publiée aujourd’hui, la Guinée se classe au 13e rang des 16 pays d’Afrique de l’Ouest et  42e  sur les  52 pays du continent.

Performance de la Guinée dans l’IIAG 2012

La Guinée enregistre un score de 43 (sur 100) pour la gouvernance globale.
La Guinée enregistre un score inférieur à la moyenne régionale de l’Afrique de l’Ouest (52).
La Guinée enregistre un score  inférieur à  la moyenne continentale (51).
La Guinée enregistre son score le plus élevé dans la catégorieParticipation et droits de l’homme (49) et son score le plus faible dans la catégorieDéveloppement économique durable (36).
Au niveau des sous-catégories, la Guinée obtient son meilleur classeemnt (23e) enParticipation et son moins bon  en Santé (46e).
Le score global de la Guinée  s’est amélioré entre 2000 et 2011.

Scores de la Guinée par categorie et sous-catégorie

 

Classement (sur 52 pays)

Catégorie / Sous-catégorie

Score (100 = le plus élevé)

Score moyen africain (100 = le plus élevé)

42e

Score global

43

51

41e

Sécurité et souveraineté du droit

43

53

38e

Souveraineté du droit

34

48

43e

Redevabilité

26

43

36e

Sécurité individuelle

35

44

33e

Sécurité nationale

78

78

26e

Participation et droits de l’homme

49

48

23e

Participation

50

45

24e

Droits

46

44

29e

Parité

49

54

43e

Développement économique durable

36

47

44e

Gestion publique

47

55

41e

Environnement des entreprises

36

50

39e

Infrastructures

19

32

36e

Secteur agricole

44

54

47e

Développement humain

42

57

44e

Protection sociale

38

51

40e

Enseignement

40

54

46e

Santé

48

66

 

Performance de l’Afrique de l’Ouest dans l’IIAG 2012·        Au sein des cinq régions du continent, l’Afrique de l’Ouest occupe la 3e place pour la qualité globale de la gouvernance et dans la catégorie Développement économique durable.·        L’Afrique de l’Ouest réalise de meilleurs résultats dans les catégoriesSécurité et Souveraineté du droit et Participation et droits de l’homme, où elle figure cette fois à la 2e place et enregistre des scores supérieurs à la moyenne du continent.

·        C’est dans la catégorieDéveloppement humain que l’Afrique de l’Ouest enregistre les scores les plus bas, terminant à la 4e place du classement des cinq régions.

·        L’Afrique de l’Ouest détient des scores inférieurs à la moyenne du continent dans près de la moitié des sous-catégories de l’IIAG. Cependant, la région détient les meilleurs scores dans les sous-catégoriesParticipation et Droits.

Résultats généraux

Le sixième Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) publié aujourd’hui,  confirme la tendance générale à l’amélioration du niveau global de gouvernance en Afrique depuis 2000. Au cours des dernières années, pour le continent pris dans son ensemble,  11 des 14 sous-catégories de l’IIAG ont enregistré une amélioration.Les sous-catégories Santé, Secteur agricole et Parité ont enregistré  les améliorations les plus fortes, avec une progression de tous leurs indicateurs depuis 2000. Sur les 88 indicateurs qui composent l’IIAG, les améliorations les plus notables concernent les 7 suivants : Tensions transfrontalières,  Conventions internationales fondamentales relatives aux droits de l’homme,  Législation contre les violences faites aux femmes,  Ratio recettes budgétaires/ dépenses budgétaires, Couverture numérique et Traitement antirétroviral.

Évolution défavorable  de certaines  puissances régionales africaines

Toutefois, si la gouvernance s’améliore de manière continue dans de nombreux pays,  les progrès accomplis depuis 2006 semblent marquer le pas pour quelques-unes des grandes puissances du continent (Afrique du Sud, Egypte, Nigéria et Kenya) . Au cours des six dernières années, ces quatre pays ont enregistré une baisse de leur performance dans deux des quatre  catégories principales de l’IIAG :Sécurité et souveraineté du droit et Participation et droits de l’homme. Pour chacun de ces quatre pays, le plus important recul a été observé dans la sous-catégorieParticipation, qui évalue le degré de participation des citoyens  au processus politique. L’Afrique du Sud et le Kenya enregistrent en outre des signes de régression dans la catégorieDéveloppement économique durable. Quant au Nigéria, locomotive de l’Afrique de l’Ouest, il  chute pour la première fois cette année dans le peloton de queue des dix pays les moins performants du continent.

Pour Abdoulie Janneh, ancien secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et membre du conseil d’administration de la Fondation Mo Ibrahim : « Compte tenu de la richesse des ressources naturelles et humaines de ces quatre puissances régionales, ces résultats  sont préoccupants. Chacun de ces pays joue un rôle clé dans le paysage économique et politique du continent. Pour continuer à jouer ce rôle de manière optimale, ils doivent s’engager durablement en faveur d’une gouvernance équilibrée et équitable. »

Des tendances régionales  contrastées

Si les performances de gouvernance de l’Afrique de l’Ouest, Centrale et Australe continuent de progresser,  celles de l’Afrique du Nord et de l’Est ont  régressé.  Dans la catégorie Développement économique durable, l’Afrique de l’Ouest   devance désormais l’Afrique de l’Est, aujourd’hui tirée vers le bas par la contre-performance de deux de ses piliers, le Kenya et l’Ouganda.

Importance de l’« équilibre » en matière de gouvernance

De manière générale depuis 2006, c’est   dans les catégoriesDéveloppement économique durable et Développement humain, pour lesquelles l’ensemble des sous-catégories a progressé, que les meilleures performances au niveau continental ont été enregistrées. Parallèlement, les catégoriesSécurité et souveraineté du droit et Participation et droits de l’homme marquent  une  régression , principalement sous l’effet du déclin de trois sous-catégories :Souveraineté du droit, Sécurité individuelle et Droits.

Ce déséquilibre entre les  performances  obtenues dans chacune des quatre catégories principales de l’IIAG apparaissait déjà clairement dans les deux précédentes éditions de l’IIAG, et notamment de façon flagrante pour  l’Égypte, la Libye et la Tunisie.Cette tendance, qui traverse  l’ensemble du continent africain, demeure préoccupante.

Sur les six dernières années, presque la moitié des pays du continent  (21 sur 52) ont vu s’accroître le déséquilibre entre  leurs performances dans chacune de ces quatre catégories. L’IIAG 2012 montre  que cinq des six pays où ce déséquilibre est le plus marqué se situent en Afrique du Nord : Algérie, Égypte, Libye, Maroc et Tunisie. De fait, l’Afrique du Nord est non seulement  la région  où les déséquilibres sont les plus marqués, mais également celle qui a enregistré le plus important recul en termes de gouvernance globale depuis 2006. En outre, à la différence des quatre autres régions, l’Afrique du Nord est la seule où les sous-catégoriesSécurité nationale, Gestion publique et Infrastructures se sont dégradées.

Pour Mo Ibrahim, président de la Fondation Mo Ibrahim : « Les Objectifs du Millénaire pour le Développement ont contribué à améliorer les performances des 52 pays d’Afrique dans la catégorie Développement humain depuis 2000. Il est essentiel désormais, à l’occasion des travaux en cours sur la définition des prochains OMD,  de veiller à progresser de façon équivalente dans l’ensemble des biens et services que tout citoyen du 21ème siècle est en droit d’attendre et que tout gouvernement a  le devoir de  fournir. »

Des améliorations générales en matière de parité, même si l’Afrique de l’Ouest demeure à la traîne.

Dans toutes les régions, le score le plus élevé dans la catégorieParticipation et droits de l’homme est enregistré dans la sous-catégorie Parité, à l’exception notable de l’Afrique de l’Ouest, qui réalise là au contraire son score de sous-catégorie le plus faible. L’Afrique de l’Ouest  prend du retard sur cet aspect essentiel de la gouvernance.

Pour Mary Robinson, ancienne présidente de l’Irlande et membre du conseil d’administration de la Fondation Mo Ibrahim :« La parité est une question de gouvernance fondamentale. Ce n’est pas uniquement une question de droits de l’homme. Les femmes africaines ont une extraordinaire  capacité à  susciter le changement. De fait,  l’équité et l’égalité entre hommes et femmes relèvent  de l’intérêt stratégique des dirigeants  africains. »

De belles réussites… et quelques échecs

Au cours des six dernières années, la Tanzanie a progressé dans le classement de l’IIAG, et rejoint  pour la première fois le peloton de tête des  dix pays les plus performants. L’Angola, le Libéria et le Togo ont quitté pour leur part la liste des dix pays les moins performants de l’IIAG. Ils ont été remplacés par l’Érythrée, la Guinée-Bissau et le Nigéria.

Entre 2000 et 2011, sept pays ont enregistré une amélioration particulièrement remarquable de  leur score général de gouvernance : le Libéria, l’Angola, la Sierra Leone, le Rwanda, le Congo, la République démocratique du Congo et la Zambie. Seul Madagascar a  régressé de façon notable.

Au niveau des catégories, d’importants progrès ont été réalisés par le Libéria et la Sierra Leone en matière de Sécurité et souveraineté du droit, par l’Angola, la Guinée et le Libéria en termes deParticipation et droits de l’homme, par l’Angola, le Libéria, Maurice et la Sierra Leone dans la catégorieDéveloppement économique durable et par le Niger dans celle du Développement humain.Un recul majeur a été observé pour la Libye et Madagascar dans la catégorieSécurité et souveraineté du droit et dans Participation et droits de l’homme pour Madagascar.

Le caractère stratégique de l’autonomie statistique

La Fondation Mo Ibrahim poursuit son plaidoyer contre l’insuffisance des statistiques africaines, en soulignant l’importance pour chaque Etat de parvenir à l’autonomie statistique.

Pour Mo Ibrahim, « La bonne gouvernance consiste à savoir tirer le meilleur parti  des ressources de son pays afin de garantir les résultats que tout citoyen du  XXIe siècle est en droit d’attendre. Aujourd’hui, parmi les grands défis en matièrede leadership et de gouvernance, figure la maîtrise d’un système statistique fiable et autonome. La souveraineté politique passe aussi par l’autonomie statistique. »

- Fin -

Pour en savoir plus :

Pour toute demande d’interview, veuillez contacter :

·         James Woods / courriel :woods.j@moibrahimfoundation.org / Tél. : +44 2075355088

·         Dawn Rennie / courriel :dawn.rennie@portland-communications.com / Tél. : +442078420113

Les données intégrales de l’IIAG 2012 seront publiées sur le site Internet de la Fondation le lundi 15 octobre. Une page d’informations destinées aux médias comprenant des communiqués de presse par pays, des photographies ainsi que des documents de référence sera également disponible à l’adresse suivante :www.moibrahimfoundation.org

La conférence de presse sera diffusée en direct sur le site Internet de la Fondation et les journalistes pourront poser leurs questions en direct. Pour accéder à la conférence, cliquez sur le lien suivant :http://www.moibrahim.org/index

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Notes aux rédacteurs

L’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG)

Créé en 2007, l’IIAG constitue le recueil le plus complet de données quantitatives conduisant à une évaluation annuelle de la performance en matière de gouvernance dans chaque pays africain, à l’exception de la République du Soudan et de la République du Soudan du Sud, pour lesquelles les données ventilées sont insuffisantes. Compilé en partenariat avec les experts de plusieurs institutions africaines, l’IIAG propose un cadre permettant aux citoyens, aux autorités publiques et aux partenaires de mesurer avec quelle efficacité les biens et services publics sont fournis. Cet outil au service des responsables actuels et à venir offre à toutes les parties prenantes la possibilité d’évaluer les résultats des politiques sur une base solide. Les données utilisées dans la compilation de l’IIAG 2012 concernent la période 2000-2011. Elles ne reflètent donc pas les progrès qui ont pu avoir lieu dans les pays de l’après-printemps arabe.

La Fondation Mo Ibrahim (MIF)

La Fondation Mo Ibrahim (MIF) investit dans la gouvernance et le leadership afin d’accélérer la transformation de l’Afrique.

Elle propose des outils et plaide en faveur d’un leadership progressiste et d’une gestion responsable dans le but de susciter un changement positif en Afrique.

L’Afrique a accompli de grandes avancées ces dernières années. Pourtant, le continent se heurte aujourd’hui à la difficulté d’utiliser à bon escient ses importantes richesses pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens. Les contradictions d’une croissance ne produisant pas suffisamment d’emplois, ou de bénéfices économiques ne débouchant sur aucun renforcement des droits des citoyens, créent des déséquilibres que seul un gouvernement plus efficace peut résorber, en s’appuyant sur un leadership visionnaire et une gouvernance responsable.

Pour parvenir à une amélioration générale, les gouvernements doivent définir une vision intégratrice qui mobilise les ressources humaines et naturelles, s’appuyer sur des données pour évaluer les résultats et effectuer leurs choix, puis mettre ces éléments en œuvre avec vigueur et détermination.

·         Leleadership consiste à fixer des priorités (c’est-à-dire faire des choix et prendre des risques).

Un leadership progressiste :

·         définit une vision claire, cohérente, intégratrice, stimulante et novatrice

·         nécessite de prendre des décisions courageuses et tournées vers l’avenir

·         fournit des résultats

La Fondation met en avant des exemples de leadership réussi et offre à des dirigeants potentiels la possibilité d’améliorer le leadership en Afrique.

·         La mise en œuvre de politiques et la gestion des risques sont au cœur de lagouvernance.

Une gestion responsable garantit :

·         une affectation optimale des ressources limitées

·         l’intégration de tous les secteurs de la société

·         la recherche équilibrée d’un développement réussi

·         la mise en œuvre et l’application efficaces des programmes

La Fondation soutient une approche politique axée sur les données et les résultats et rassemble les différentes parties prenantes afin d’améliorer la qualité de la gouvernance en Afrique.

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