Depuis décembre dernier l’échéance annoncée par le premier ministre Mohamed Said Fofana au lendemain de sa visite de terrain dans la ville des alumines de Fria avec les autorités administratives, celles de l’usine et les populations est arrivée à terme.
Le premier ministre Mohamed Saïd Fofana avait annoncé qu’une issue favorable avait été trouvée entre Rusal, la société russe qui exploitait les mines de Fria et les autorités guinéennes et du coup le protocole d’accord de cet accord avait été brandit aux syndicats des travailleurs de l’usine qui avaient observé à distance cette concertation engagée par le gouvernement guinéen avec le partenaire russe qui n’a pas manqué de souligner dans sa plate forme de relancer l’élargissement de son éventail d’exploitation sur le site Dian Dian.
L’annonce de cette information avait suscité un espoir immense au sein de la population vivant dans cette localité de la Guinée jadis très convoitée mais aujourd’hui vidée presque de ses habitants suite à cette crise qui perdure depuis des mois et presque sans issue à l’allure dont évolue les choses car très peu de communication se peaufine autour de cette crise qui pourtant est partie de simple revendication des travailleurs pour l’amélioration des conditions de vie.
Depuis quelques semaines, l’on commence à s’interroger si les promesses tenues par le chef du gouvernement verront le jour. Chaque jour, les espoirs s’amincissent. Dans les places publiques le sujet revient en refrain. Mamadou Kourouma délégué syndical des travailleurs de Rusal confie ce vendredi matin que depuis plus de deux semaines la ville de Fria est plongée dans le noir ; l’électricité est devenue une denrée rare. Dans la ville les rumeurs de l’arrivée d’une nouvelle société entretient les lueurs d’espoir ceux certains car semble t-il seul la signature du décret validant le lancement des activités de cette nouvelle entreprise freine sa mise en activité.
Le manque de communication autour de cette question donne place aux commentaires et supputations. Les autorités doivent en principe vite agir car pendant ce temps les installations de ce fleuron sont menacées par l’usure du temps. La classe syndicale guinéenne lors des dernières négociations avec l’Etat avaient sollicité la résiliation du contrat de Rusal.
Idrissa Somparé/Aminata.com
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