Dans un décret rendu public le lundi 13 août, le chef de l’Etat guinéen à procéder au limogeage de deux de ses commis, une semaine après de graves incidents ayant mort d’hommes et d’importants dégâts matériels.
Elhadj Aboubacar Sidiki Kaba et Hassane Sanoussy Camara, désormais, ex-préfets de Siguiri et de N’Zérékoré payent ainsi de leur implication présumée dans les évènements tragiques dans leurs préfectures respectives.
Read MoreSi à Siguiri, l’indifférence de vol des biens des citoyens a irrité ces derniers contre l’autorité et à N’Zérékoré les tueries des villageois de Zogota ont servi d’argument pour limoger M.Camara, la question de savoir à qui le prochain tour mérite d’être posée, tant certains administrateurs territoriaux sont rejetés par leurs administrés à cause de leur comportement.
C’est du moins le cas pour certaines préfectures où les voleurs et leurs complices bénéficient le plus souvent une complicité sur d’innocentes victimes.
Si cette décision du gouvernement a été saluée, d’autres diront qu’elle aura été un peu tardive pour servir de leçon aux autres fonctionnaires indéliquats.
A Gaoual d’ailleurs, l’on signale le limogeage puis la réinstallation, ce mardi même d’un présumé voleur de bétail, cité également dans la coupe du bois.
Pourtant, le préfet, Ibrahima Barboza Soumah rencontré par notre rédaction en juillet dernier interrogé sur la question avait indiqué « … il n’ya pas de coupe de bois même s’il en existe, c’est presque minable, ou ça n’existe même pas, parce qu’ici, si on prend un coupeur de bois, le chef secteur est demi de ses fonctions, le district au complet et la CRD sont demis ».
Même son de cloche avec le président de la filière bois à Koumbia et maire rural de la même localité. M. Abdoulaye Diallo avait soutenu pour sa part que « depuis cette interdiction, jusque là il n’ya pas de coupe sauf les anciens qui sont entrain de pourrir en brousse, même celui qui vient tout de suite, il va constater du bois pourrir par ci par là , on ne coupe plus et la commune et la préfecture et la jeunesse tout le monde s’est entendu qu’il n’ya plus de coupe de bois ».
Curieusement, le bois est coupé partout dans cette localité en violation de l’interdiction du gouvernement, au vu et au su de tous. Pour s’en convaincre, ces images parlantes ont été prises ainsi de sources locales indépendantes.
Mais où est la sanction ? Les auteurs sont où ? Et pour pourquoi après l’interdiction de cette pratique par le gouvernement et sur instruction du Chef de l’Etat, l’on de continue de couper le bois à Koumbia et surtout à protéger les présumés auteurs ?
En attendant de trouver la réponse à ses questions, des voix commencent déjà à se lever dans cette localité pour désapprouver le comportement des responsables locaux. Les conseillers de la commune rurale dans leur majorité tout comme les responsables de l’AJEK (l’association pour le ‘espoir et le développement de Koumbia) désapprouvent la mesure de réinstaller le nomme Maadjou Diallo dans les fonctions de Président de district.
Sur le fonds, tous sont unanimes que le départ de l’ancien et le limogeage du Chef secteur de Payar sont la conséquence de leur refusent de cautionner la couverture de la coupe du bois.
Il faut noter que le Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, de passage dans la localité avait à son tour dénoncé ces mauvaises pratiques et menacé de porter plainte contre les autorités de Gaoual.
Pour certains, même si des démarches officieuses ont été menées par le S/Gl des collectivités de la préfecture , un certain Ibrahima, pour un semblant de consensus en faveur de Maadjou, la populo n’entend pas céder. Le retour de l’équipe de Saadio Koundioura et son chef secteur Sounkarou est demandé. Est-ce que cette grogne prendra de l’ampleur, aura-t-elle des échos favorables ?
Pour l’heure, rien n’est sûr même si les auteurs de cette violation se défendent de dire que l’instruction d’imposer ce présumé complice de coupe de bois vient de Conakry. Et ce amène plus d’un observateur à se demander qu’après les préfets de Siguiri et de N’Zérékoré, à qui le prochain tour.
Nous y reviendrons.
Zoom d’Aminata.com




















































































































































































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