Un jeune ancien militaire vient de mourir après son arrestation à la veille samedi opérée par des gendarmes de l’escadron mobile n°1 de Tombo, dans la commune de Kaloum. Cette mort à pousser de dizaines de jeunes amis du tué à manifester en barricadant la route secondaire du quartier de la Carrière. Très tôt le matin dimanche, des jeunes manifestants ont brûlé des pneus, barricadé la route pour protester contre la “tuerie” du jeune Mamadou Dian Bah.
Selon la version des proches de la victime, un jeune du quartier du nom de Billo Bah alias “Blo” en parfum de désamour avec le désormais “jeune tué” a alerté la gendarmerie pour arrêter Mamadou Dian Bah. “Un pick up de gendarmes est venu chercher notre ami Dian, dès après leur descente ils s’en sont pris violemment à notre ami pour le molester. Ils lui ont brutalisé, lui ont donné des violents coups. C’est dans cet état qu’il a été interpellé et conduit à l’escadron mobile de Tombo” explique un proche du défunt.
Plusieurs témoins affirment avoir vu des gendarmes s’acharner sur le jeune Mamadou Dian. “Ils le trimbalaient sur la terre, certains le frappaient à coups de pied, d’autres l’assommaient avec des matraques. C’est sont les gendarmes qui lui ont tué.” ajoute une autre source.
Joint au téléphone par notre rédaction, le Cdt Mamadou Alpha Barry, du haut commandement de la gendarmerie dément la version de la famille du défunt. Le Cdt Barry soutient que le jeune Mamadou Dian a été interpellé en possession de la drogue. D’après lui, dans ce quartier Carrière, la nuit à partir de 19 heures, des jeunes “bandits” agressent toute personne qui traverse les rails. La gendarmerie informée de cette situation s’est déployée pour arrêter les jeunes drogueurs.
“C’est dans ce cas que les gendarmes ont arrêté un jeune, ils ont trouvé de la drogue avec lui. La population s’est rebellée a commencé à lapider les gendarmes. C’est dans ça qu’il a reçu des coups. Les gendarmes lorsqu’ils ont compris que le jeune suffoquait puisqu’il était sous l’effet de la drogue lui ont transporté au camp Samory [qui abrite un hôpital militaire, ndlr.] Arrivés juste aux portails du camp Samory, avant qu’ils ne rentrent dans le camp, le jeune a rendu l’âme” poursuit le Cdt Barry.
“Vous ne pouvez pas me dire qu’on peut arrêter quelqu’un pour le tuer et l’amener à l’hôpital pour le soigner. On ne peut faire une chose et son contraire, ce n’est pas possible.” se défend-t-il.
Aux dernières nouvelles, les tensions sont très vives au niveau de la Carrière. Des jeunes amis du défunt s’apprêteraient à saccager le domicile du jeune Billo “Blo” qui est accusé d’avoir appelé les gendarmes. Un pick un des gendarmes est visible devant la maison du jeune “Blood“. Quant au jeune tué, son corps serait à la morgue du camp Samory Touré.
Alpha Oumar Diallo, Aminata.com
alphaayatoullah@yahoo.fr
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