Thursday, June 20, 2013

Dadis Camara dans le viseur de Human Rights Watch

Posted on December 5, 2012
Dadis-Camara

Lors d’une conférence de presse, ce mercredi 5 décembre, Elise KEPPLER, Juriste Senior au Programme International de Human Rights Watch a invité le gouvernement Guinéen à interroger le Capitaine Dadis Camara, en séjour privé à Ouagadougou. Elle a aussi interpellé les autorités de la lenteur de la justice sur la tuerie du 28 septembre au stade du même nom.

Elise KEPPLER, auteure du rapport de 67 pages intitulé “En attente de justice : La nécessaire traduction devant les tribunaux guinéens des responsables du massacre, des viols et autres exactions perpétrés dans le stade le 28 septembre 2009“, a soutenu que: “ Les victimes des effroyables exactions perpétrées le 28 septembre 2009 attendent depuis plus de trois ans que justice soit faite“.

 

Elle regrette que trois ans après les massacres, aucun présumé auteur n’a jusqu’ici comparu devant un tribunal. Malgré la lenteur dans le traitement du dossier, Elise KEPPLER reconnait dans le rapport que l’instruction a enregistré quelques progrès “importants”, mais, ajoute-t-elle, “le gouvernement guinéen doit apporter un plus grand soutien“.

 

Le rapport appelle le gouvernement à fournir des ressources suffisantes, à garantir la sécurité des témoins et juges, mettre en congé les suspects clés qui occupent des postes gouvernementaux et s’investir pour l’interrogation de l’ancien Chef de la junte militaire, le capitaine Moussa Dadis Camara. Toujours dans ce rapport, Human Rights Watch, invite les juges à “juger sans délai” les personnes qui doivent rester en détention provisoire et en libérant les autres”.

Les partenaires internationaux de la Guinée devraient adresser des encouragements, exercer des pressions et apporter un soutien pour optimiser les perspectives de justice pour le massacre commis dans le stade“, a conclu Elise KEPPLER.

 

Le 28 septembre 2009, au stade du même nom, des opposants se rassemblent pour manifester contre une éventuelle candidature du Chef de la junte. Quelques minutes après, des bérets rouges de la garde présidentielle font irruption et tirent à bout portant sur des manifestants. Bilan de ces massacres, 157 tués, une dizaine des disparus, une centaine des blessés et plusieurs femmes violées. Deux mois plus tard, une enquête de l’ONU accuse l’ancien le Capitaine Moussa Dadis Camara d’être responsable des massacres.

Alpha Oumar Diallo, Aminata.com
alphaayatoullah@yahoo.fr
+224 66 62 25 24

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