Tuesday, June 18, 2013

CENI: Lounceny Camara a démissionné. Et alors…

Posted on September 4, 2012
lounceny

Depuis septembre 2011, l’opposition guinéenne multiplie les marches de rue, les meetings, les sit-in, les journées villes-mortes. Ceci, argumente-elle pour réclamer les meilleures conditions de préparation pour une élection crédible et transparente. Comme principale pomme de discorde, la question de la CENI.
Read MoreAprès la marche ratée du 27 août 2012, l’opposition regroupée au sein du collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’alliance pour le développement et le progrès (ADP) a rappelé ses représentants du gouvernement, de la commission électorale nationale indépendante (CENI) et du conseil national de la transition (CNT).

A ce jour, les 2 ministres représentants du parti de l’espoir et du développement national (PEDN) ont quitté le gouvernement, les représentants de l’opposition au CNT et à la CENI ont aussi jeté l’éponge. Contre toute attente, Lounceny Camara président de la CENI qui disait  autre fois que le mot démission n’était pas dans ses vocabulaires a aussi démissionné de son poste du président de ladite institution et renoncé à être membre de la prochaine CENI.

Cependant, et malgré cette démission que les uns qualifient de non évènement, l’opposition guinéenne continue sa réclamation. Cette fois, elle exige le départ définitif de Lounceny Camara de la commission électorale nationale indépendante (CENI) qui pour l’instant dit assurer l’intérim jusqu’à l’installation d’une nouvelle CENI ; l’annulation du contrat avec l’opérateur en charge de faire la révision du fichier électoral (WAY MARC) et la recomposition paritaire de la commission électorale nationale indépendante. Alors la démission de Lounceny Camara aura servi à quoi ? Est-ce que nous tendons vers une autre pompe de discorde qui n’a pas son nom ? L’histoire nous édifiera.

Devant cette avancée, le collectif, l’ADP et l’AFAG projettent l’organisation d’un meeting géant le 8 septembre à l’héliport à Dixinn et une marche pacifique le 20 septembre 2012 sur toute l’étendue du territoire national. Où allons-nous avec cette escalade ? Devant cette menace, le pouvoir qui autre fois faisait la sourde oreille a exprimé sa bonne foi de garantir les libertés fondamentales des citoyens. Déjà, la municipalité de Dixinn qui abrite le meeting a donné avis favorable pour l’organisation dudit meeting le 8 septembre.

Mais bien avant, le ton a été donné par la présidence de la République qui à travers un communiqué à exprimer son intention de garantir le droit à la manifestation. Dans lequel communiqué, le chef de l’Etat invite le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Alassane Condé à convoquer une réunion regroupant l’ensemble des acteurs politiques. Une réunion qui sera mise à profit pour évaluer l’exercice du droit en Guinée et raccorder les violons pour un meilleur exercice du droit à la manifestation et du cortège.

Alors qu’aujourd’hui, certains citoyens estiment que l’opposition n’est de bonne foi pour aller à une élection qui mettra fin à la transition qui n’a que trop durée, et d’autres qui pointent un doigt accusateur sur le pouvoir qui joue à des manœuvres politiciennes pour dénigrer l’opposition. Laquelle opposition déclare être dans une logique de favoriser l’exercice d’une vraie démocratie en République de Guinée. Dans l’un ou dans l’autre, c’est le peuple de Guinée qui paye les frais. Car, nul n’ignore aujourd’hui, la souffrance qui pèse sur cette population, tant sur le plan alimentaire que sécuritaire.

Abou  Condé
68160480/64302636
condeabou2009@yahoo.fr

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Politique