L’opinion publique a suivi avec une grande attention la tentative d’assassinat du chef de l’Etat Boni Yayi par empoisonnement.
Son entourage le plus proche est impliqué dans cet acte. Son médecin personnel, sa nièce et un autre proche aujourd’hui aux arrêts, de l’avis du Procureur de la République béninoise, devaient lui faire administrer des pilules empoisonnées aux prix d’un milliard de franc CFA pour chacun. Un homme d’affaires serait l’instigateur de la sale besogne. Mais la chance et la seule chance du Président pour échapper à la mort a été possible grâce à sa nièce qui aurait vendu la mèche à des proches qui n’ont pas tardé de l’en informer.
Au moment où les enquêtes se poursuivent pour connaître les tenants est aboutissants du sale et dangereux projet on est en droit de se demander si Boni Yayi a causé du tord à des individus au point que ceux-ci essaieraient de l’éliminer physiquement. Bien sûr, il apparaît clairement dans son entourage proche des personnes légères prêtes à tout faire au prix de l’argent. De là , il ressort clairement comment la corruption gangrène nos Etats jusqu’au sommet. Aussi, l’absence d’une formation professionnelle et morale est à relever et démontre à suffisance l’impérieuse nécessité d’assainir nos administrations par des personnes intègres et dévouées pour la chose publique.
Si l’on considère le Bénin comme un pays exemplaire dans les domaines de la bonne gouvernance et du respect des droits et des libertés, il y a lieu de s’inquiéter dans les autres pays et tenter de pauser des plaies et autres tares qui y existent et se développent car, le Président de la République n’est pas un homme ordinaire qu’on peut éliminer quand on veut et comment on veut, en refusant de reconnaître qu’il incarne la souveraineté nationale. Même quand il arrive à violer la constitution ou bien à faire du tord à des individus, on devrait se convaincre que c’est un justiciable comme tout autre citoyen.
Surtout dans Etat comme le Bénin où le pouvoir judiciaire s’exerce bien mieux que dans beaucoup de pays africains. Boni Yayi comme tout chef d’Etat d’ailleurs comme tout homme d’Etat ne mérite pas ce genre de chose. Par cette tentative, il est à comprendre que les droits de l’homme ont encore du chemin à faire sur le continent africain. Aux dirigeants de tirer les bonnes leçons pour la mise en oeuvre d’une éducation efficace en protection et en promotion de ces droits et de la démocratie. A eux également de se convaincre qu’à la présidence de la République n’importe qui ne doit pas travailler.
Elhadj Abdoulaye DIALLO pour Aminata.com


















































































































































































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